Live-report de BORIS + No Plan @ Les Instants Chavirés, Paris (F)

— saimonax, 2005-04-18 (634 lectures)

-------- = Saïmone

-------- = Françoise Massacre



C''était par une belle journée de Mars (le 17 pour être précis) que Naga, Françoise et moi devions assaillir les japonais de Boris pour leur première venue en France. Le temps d''attendre la délicieuse Satoko (l''interprète, d''une gentillesse presque inhumaine, et qui, pour l''occasion, fera partie du staff Slow End l''espace d''une journée) (saïmone est amoureux?) et c''est parti pour une séance de poireautage devant la minuscule salle des Instants Chavirés (poireautage d''exactement 3 heures entre zone sur le macadam, coup d''oeil au sound check, et puis attendre, derrière la porte, que wata ait terminé de nourrir sa progéniture au lait de son sein....). Le temps aussi pour Françoise se faire parler d''elle en baladant le bébé de Wata et Atsuo dans les rues délabrées de Montreuil (rappelons que ce bébé fou semblait haïr par dessus tout l''état de non-mouvement et le fait savoir par des salves quasi-insoutenables de hurlements stridents. Ainsi, pour éviter de se faire déchirer les tympans par les growlings du bambin nippon, il fallait pousser, pousser inlassablement, pousser encore et encore la poussette, en avant, en arrière, au pas, à donf, mais surtout, ne JAMAIS s''arrêter. Le fruit de l''union de 2 membres de Boris aurait pu être un bébé doom, mais le mioche veut des sensations fortes, de la vitesse et tant pis si ça demande des sacrifices).



Quelques heures plus tard, le groupe est fin prêt, et nous nous dirigeons donc (comme cela va de soi) vers un bar pour effectuer la première interview européenne de Boris (oui, vous avez bien lu, moment culte en perspective). Le temps (encore, oui) pour Takeshi de prendre quelques photos de murs (sic)... L''interview se déroule ainsi dans une ambiance cool et détendue, avec un groupe fun et sympathique (et une Wata totalement astrale, et quasi muette donc pour qui?? le cosmos n''a vraisemblablement aucun secret).



Réunion avec quelques autres Slowendiens dans un Kebab (dont l''hôte n''aura de cesse de draguer les Slowendiennes - VRAI -, ainsi que Buck, qui, quelque part, est un peu une Slowendienne Saïmone, salaud) et direction la salle de concert pour assister au set un peu maladroit de la première partie, No Plan, combo d''improvisation parfois une peu hasardeuse, fun mais sans réelle jouissance. Pause bière durant laquelle Françoise - encore - balancera la dudite bière dans la race d''un Neandertal au taux d''alcoolémie frisant le Boris (ahahah) Elsin (doute sur l''orthographe du nom)) (alors là, laisse moi te dire que je n''aurais JAMAIS gâché une bière pour un blaireau pareil, qui s''égosillait comme un porc à l''abattoir en hurlant "FUCK OFF, FUCK OFF!". J''ai simplement demandé un verre d''eau bien glacée au bareman, et puis je lui ai balancé dans la face, après lui avoir demandé cordialement de fermer sa gueule une bonne dizaine de fois. Le mec a mis 20 bonnes secondes à comprendre qui était l''auteur de ce crime de lèse majesté, puis m''a bredouillé en crachant que si j''étais pas une fille, il m''aurait cassé la gueule. Mmmmh sauvage... Ca l''a quand même calmé) et Boris envahit la stage (prononcer Stédge).











Le "maigre" public se masse devant la scène et c''est parti pour une demi-heure de stoner-punk "Akuma No Uta-ien". Ne connaissant pas cet album, je me laisse distraire par la prise de photos ahurissantes (mon talent n''est plus à faire) et à quelques headbangings malvenus (j''ai les cheveux courts, n''oubliez pas).

Viens ensuite le gros morceau, la masterpiece de Boris, la tuerie, la branlée, la claque, vous aurez compris: Feedbacker. Introduit par un léger drone psychédélique, c''est Wata qui mène la danse durant la première moitié du morceau, faisant voler sa guitare à des kilomètres au dessus des têtes, dans un trip lunaire quasi orgasmique sur fond de post rock transpirant.











Takeshi arrive au micro, et non, ce n''est pas une catastrophe (surtout par rapport au début du set, my god.) (et moi j''ai trouvé qu''il chantait quand même super mal), même lorsqu''arrive l''explosion post stoner où ce dernier s''égosille en une voie claire tout à fait convaincante. Puis, lente descente post jouissance (beaucoup de post et de parenthèse durant ce report vous ne trouvez pas ?) et c''en est finit.







Pour plus de détails, je vous renvoie à l''excellente chronique de l''ami Luz. Mes camarades sont demi-teintés - VRAI -, pour ma part je suis conquis. Heureux d''avoir assisté à ce Feedbacker monumental, d''avoir passé une excellente journée en compagnie de mes collègues (première rencontre !), de m''être fais draguer par un Buck très en verve et d''avoir aperçu le magnifique pos(e)térieur de Naga (exhibo!), à la fois dans les rues de Montreuil, et sur scène, après le passage mémorable de No Plan. Quand je vous disais que c''était une journée culte ( c u l - te) en perspective.



BORIS

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