Live-report de MASTER MUSICIANS OF BUKKAKE @ Le pôle étudiant, Nantes (F)

— EyeLovya, 2011-04-22 (693 lectures)

Ou comment une bande d''éleveurs de chameaux assoiffés tombent sur une oasis contaminée à l''acide lysergique.



Ça faisait quelques temps que j''entendais parler de MMoB un peu partout, j''avais écouté quelques extraits trouvant ça très bon mais tombé au beau milieu de récoltes abondantes d''une boulimie frénétique discovore, je n''avais jamais cherché plus loin.

Et puis là, en allant innocemment poser mes vacances, je tombe sur cette affiche du pôle étudiant nantais annonçant leur venue on ne peut plus improbable au milieu de deux groupes pop-rock-trip-hop inutiles en concert gratuit le lendemain.

Youpi, donc j''arrive sur place, je croise mon voisin habituel de concert doom du coin depuis le Hellfest 2009, à Sunn O))) l''année dernière à l''Olympic (big up mec en t-shirt vert, short, sandales qui s''enfile un certain nombre de spliffs avant que ça commence, toujours au premier rang à côté de moi), et c''est parti pour le premier groupe pour lequel je suis retourné rapidement dehors vaquer à d''autres occupations.



30 minutes plus tard, déjà fini, tant mieux, je m''installe pour commencer à m''extasier devant le montage des éléments de décor, plantes, tentures psychédéliques et léopards, et devant ce super-groupe de qui la venue dans ce contexte me stupéfie toujours.

Quelques minutes et voilà nos sept bédouins qui débarquent en faisant sonner des petites clochettes tibétaines et voilà Randall Dunn à faire sonner sa grande trompe (de la même origine, globAlement, je dirais), les deux percussionnistes au bol chantant, guitare, basse et violon pour entretenir le drone. C''est parti, je suis déjà irréparablement ailleurs. Les lumières sont jolies comme tout et le son est vraiment bon (encore une bonne surprise), sans parler du côté Inside, puisqu''une fois décalé après que ce connard de géant se soit planté à 5 cm devant moi, je suis à 1 mètre des musiciens, et la scène est au ras du sol. Je suis avec eux, au milieu, et le groupe maintient l''hallucination.

Le chanteur est parfait, charmeur de serpent transsexuel non opéré, à hululer des mantras chamaniques. Les deux batteurs s''en donnent à cœur joie, absorbés dans leurs rythmes hypnotiques, et avec les autres musiciens, ultra pros, balancent tout leur heavy oriental doom extatique, ultra vivant, ultra prenant, imparable jusque dans le ridicule jouissif de la danse du guitariste et des mimiques du chanteur.



Et nous (me) voilà en apesanteur à nous (me) dodeliner le long des ondes jusqu''à ce que le concert s''arrête abruptement, le batteur ayant même pris soin de commencer à démonter sa batterie pendant le dernier morceau, fiiutt, tout le monde range, les lumières se rallument, pas de rappel tout le monde se barre. Ok. Beaucoup, beaucoup trop court. Vraiment hein, je sais pas ça devait faire du 40 minutes peut être.

Mais je suis enchanté, tout sourire devant leur merchandising pour choper le vinyle, tout sourire devant le tram qui se barre devant moi alors que je suis à 5 km à pied de chez moi, rien à foutre, c''était trop cool.

MASTER MUSICIANS OF BUKKAKE

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