Live-report de Roadburn Festival 2011 @ 013, Tilburg (N)

— lucas, 2011-04-20 (714 lectures)

Un report, qu''on soit d''accord, c''est le plus souvent chiant lire et au mieux poussif. On se contentera donc d''une gonzo-rie de rigueur pour chaque groupe, pour l''ambiance et tout a il faudra repasser et prvenir ; un festival de doom au Pays-Bas, si le tableau n''est pas assez gros, vas-y.



On commence le Jeudi en snobant un maximum Acid King et Zoroaster, pour se replier directement sur Woven Hand et D.E.E qui fait tout ce qu''il peut pour signaler au public son ridicule, mais aussi, une passionnante dmonstration de folk son plus mystico-indien . Et c''est rare, mais concert bien trop vite termin.



Pentagram et Bobby Liebling beau en botte trois minutes avant d''aller se placer en pole position pour postillons devant Steve Austin et son Today is the Day. Premire moiti de concert d''une violence sourde et terrible, qui assassine librement la plante sickcore en trois note ; puis viennent les morceaux basse/batterie chant et les sales ambiances de gicle noise qui ramnent les choses un niveau supportable mais pas moins tendu. Rouste.



Godflesh fait son Streetcleaner + Tiny Tears. L''intitul prvoyait un grand moment de dub urbain mastodonte, on aura droit 1h20 de dub urbain tellurique. Son parfait, ordinateur qui file aussi droit que le reste sans planter, et Justin bien motiv ressortir ses douleurs dantan. Streetcleaner version enclume et marteau, dolby 360 et charg en basses inhumaines, vraiment.



Soilent Green pour terminer la soire, avec un groove tellement puissant que les cervicales ne suivent plus vraiment l''heure qu''il est. Dommage, toujours un super groupe live.





Vendredi :





Grosse claque d''entre avec Aluk Todolo. J''avais un vague souvenir d''un album, j''aurai jamais le souvenir d''une heure de krautrock sataniste au son de basse parfait, scotchant et cyclique et proprement tourdissant une fois saturation enclenche. Tout a, c''est en passant sous silence un des batteurs les plus impressionnants du week-end et un guitariste plein d''ide vrille tympan.



Trap Them ensuite sur la mme scne et encore une fois son du tonnerre, puissance de feu incroyable. Un bassiste qui en chie par tous les ports, un guitariste inamovible qui lance des notes comme des balles et putain ce batteur feu-Coliseum qui joue plus debout que tous les autres, plus fort aussi, bien au del de la catgorie buf. Nuque hors service.



Passage devant Beaver, stoner mou, adieu, passage devant Summon the Crows, crust pico-black de salon, bonjour, salut, adieu et repos mrit devant une Jesse Sykes envoutante et gracieuse dans ce monde puant. Un peu de fraicheur amricaine noire et moments de pure beaut.



Passage devant Sunn O))) afin dacclrer le processus de digestion 130db. La moindre note menace de faire crouler tout le 013, mais pass la premire demi heure impressionnantes c''est l''ennui ferme, d''autant qu''ils se permettent allgrement de bouffer tout cru 30minutes du set de Scorn.



Mike Harris donc, et ses subs ultraquatique enivrants et qui enveloppent entirement cette heure tardive, parfaite conclusion cette journe charge.



Samedi :





Master Musicians of Bukkake aux premire loges du balcon et aux premire loges d''un trip moyen-oriental dans l''air charg d''encens. Psychdlique, fumant, tendu et au final bien rock n'' roll pendant une bonne heure, en plus du visuel forcment gnial entre costumes de touaregs drogus, la sur-multitude d''instruments et les tentures de chanvre.



Rwake needs meds disent-ils. Normal, ils sont fucking sick sick sick.



Un bout de Weedeater qui a l''air bien furax de loin, mais flemme subite. Parait-il que ''aura t la mme tuerie qu''au Hellfest l''an dernier, tant mieux.



Ramesses ensuite avec sa bande son du mal, son doom boueux et dbordant de magie noire, gnail quand ils s''en tiennent leurs morceaux, un bon gros best of des albums, et subitement jouissif pendant les vingts dernires minutes qui se laissent partir en jam bulleuse ou Greening dvoile plus que jamais tout son potentiel de batteur hors du commun. norme tarte bien visqueuse.



Passage devant Shrinebuilder pour dire, et se rappeler que les stars sont aussi des gros lards.



Enfin, bien sr, Swans, les grand dieux Swans et leur messe sonique dirige par le chef Gira. Une entre qui se fait dsirer couche par couche pour atteindre une puissance phnomnale, assurment le son le plus puissant du week-end. Un son surpuissant, ultra limpide, charg de toutes part de sons et surplomb de la grandiose voix incantatoire de Michael Gira, figeant de charisme. Les morceaux sont tirs, malmens, explosifs, invulnrables dans leur droulement. Meilleur concert du festival, l''aise.



L''after burner le Dimanche o la journe de trop, ou l''puisement fera que seul Coffins et leur mongolo sludge nippon saura redonner le sourire tant leur btise est jouissive.

SUNN O)))

RAMESSES

SCORN

PENTAGRAM

GODFLESH

ACID KING

BEAVER

RWAKE

SOILENT GREEN

COFFINS

SWANS

SHRINEBUILDER

ZOROASTER

WEEDEATER

MASTER MUSICIANS OF BUKKAKE

Retour à la liste des live-reports

Chargement...