Live-report de BOHREN & DER CLUB OF GORE @ Alhambra, Genève (Ch)

— Nirguna, 2004-09-04 (568 lectures)

Le festival de La Bâtie à Genève est un festival que je surveillerai désormais de très près, puisqu''il peut se targuer de faire une belle place à l''alternatif, avec entre autres curiosités cette année Sonic Youth, Charlemagne Palestine ou Pan Sonic. Mais le concert qui m''intéresse ici est celui de Bohren & Der Club of Gore qui s''est déroulé hier soir à l''Alhambra, salle tout à fait propice à cette musique, avec son intérieur de vieux cinoche un peu décrépi. Ambiance feutrée, si je puis me permettre cette platitude.



Les lumières s''éteignent, à l''exception des panneaux « sorties de secours » qui nous pourriront tout le concert, et la parquet amplifié de la scène résonne des pas des quatre musiciens qui entrent en scène et s''installent. toujours dans le noir complet. Trois loupiottes s''allument, et le sample d''ouverture de Midnight Black Earth se lance. Une minute plus tard, première note de contrebasse. Ok, je vois, on a bien prévu de faire trembler les murs, ici. La douceur de l''album plie en live sous l''écrasante, renversante, sismique, titanesque, pré-apocalyptique basse. Nous voilà rivés à nos sièges, en béat sourire de satisfaction aux lèvres, la langue pendante. Enfer, qu''est-ce que c''est que ce son de batterie ? Chaque coup de batterie vous fait l''effet d''un visiteur inattendu qui brutalise votre porte d''entrée une nuit d''orage en pleine lecture de Poe: trouillomètre à zéro.



Entre les morceaux, le saxophoniste, dont nous ne verrons que l''instrument, adresse quelque mot au public, dans un franglais germanisant et syncopé assez intéressant. Bon.jour. Nous sommes Bohren..... Et le club du gore. Nous jouons.... Musique.. Triste.

Encore un qui a le doom dans la peau, quoiqu''on en pense.



Le groupe fait la part belle à son dernier album, mais nous gratifie de quelques autres morceaux que je ne reconnais pas, mais qui se caractérisent par une texture assez différentes des morceaux de Black Earth, un son plus dense, plus puissant, qui me donne une folle envie de me pencher sur tous les albums du groupe. Après les deux premiers morceaux, la contrebasse fait place à une basse électrique, qui connaîtra d''ailleurs quelque avarie technique donnant lieu à une présentation du groupe plutôt comique de la part du saxophoniste, le temps que le bassiste retrouve son jack dans l''obscurité qui règne ; car ces gens-là préfèreraient mettre un terme au concert plutôt que de faire la moindre concession à la lumière, je peux vous le garantir.



Au cours de l''heure et demi que dure le concert, on est obligé de constater que le groupe est loin d''être franchement carré, mais les vibrations sont là. On en ressort complètement vidé, plein d''un mépris fort légitime pour toute musique qui dépasse le 15 bpm, et avec la ferme intention de tout faire désormais pour rater sa vie. Comme rouler lentement et dangereusement à travers Genève en écoutant Khanate, par exemple. Les lumières s'éteignent, à l'exception des panneaux « sorties de secours » qui nous pourriront tout le concert, et la parquet amplifié de la scène résonne des pas des quatre musiciens qui entrent en scène et s'installent. toujours dans le noir complet. Trois loupiottes s'allument, et le sample d'ouverture de Midnight Black Earth se lance. Une minute plus tard, première note de contrebasse. Ok, je vois, on a bien prévu de faire trembler les murs, ici. La douceur de l'album plie en live sous l'écrasante, renversante, sismique, titanesque, pré-apocalyptique basse. Nous voilà rivés à nos sièges, en béat sourire de satisfaction aux lèvres, la langue pendante. Enfer, qu'est-ce que c'est que ce son de batterie ? Chaque coup de batterie vous fait l'effet d'un visiteur inattendu qui brutalise votre porte d'entrée une nuit d'orage en pleine lecture de Poe: trouillomètre à zéro. Entre les morceaux, le saxophoniste, dont nous ne verrons que l'instrument, adresse quelque mot au public, dans un franglais germanisant et syncopé assez intéressant. Bon.jour. Nous sommes Bohren..... Et le club du gore. Nous jouons.... Musique.. Triste. Encore un qui a le doom dans la peau, quoiqu'on en pense. Le groupe fait la part belle à son dernier album, mais nous gratifie de quelques autres morceaux que je ne reconnais pas, mais qui se caractérisent par une texture assez différentes des morceaux de Black Earth, un son plus dense, plus puissant, qui me donne une folle envie de me pencher sur tous les albums du groupe. Après les deux premiers morceaux, la contrebasse fait place à une basse électrique, qui connaîtra d'ailleurs quelque avarie technique donnant lieu à une présentation du groupe plutôt comique de la part du saxophoniste, le temps que le bassiste retrouve son jack dans l'obscurité qui règne ; car ces gens-là préfèreraient mettre un terme au concert plutôt que de faire la moindre concession à la lumière, je peux vous le garantir. Au cours de l'heure et demi que dure le concert, on est obligé de constater que le groupe est loin d'être franchement carré, mais les vibrations sont là. On en ressort complètement vidé, plein d'un mépris fort légitime pour toute musique qui dépasse le 15 bpm, et avec la ferme intention de tout faire désormais pour rater sa vie. Comme rouler lentement et dangereusement à travers Genève en écoutant Khanate, par exemple.

BOHREN & DER CLUB OF GORE

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