Live-report de ELECTRIC WIZARD + RISING DUST @ Le Batofar, Paris (F)

— Rocky Turquoise, 2005-09-15 (696 lectures)

Les balances de Rising Dust annonaient la couleur : a allait envoier du bon... Il doit tre environ 20h30, je passe encore un petit moment courir dans tous les sens pour diverses raisons, et finalement je peux enfin descendre les marches du bato pour jeter un oeil la performance scnique des parisiens... Tout juste ! J'efface rapidement la semi-dception d'un son un poil touff qui ne permet pas David de se faire entendre comme il le mrite ds qu'il se lance dans ses (nombreux) solos (le pauvre souffre en plus d'un rtablissement de doigt pt et met bien du coeur l'ouvrage !), mais pour le reste, j'crois qu'y'avait juste rien redire.... Les trois compres sont super en place, carrs sans se prendre la tte, voil trois types qui sont passionns par la musique, rien d'autre, et a se sent... Les riffs sont diaboliquement doom et old school, a groove, mais sans passer par la case easy-groove, la frange hardcore ne semble pas y trouver son compte, le reste du public si, j'm'y inclue largement...
Le chant est heavy souhait, a passe trs trs bien, la basse rsonne bien et la rythmique n'est pas en reste... Les flying V, les riffs fouills d'obdience doom et gentillement seventies, le groupe communicatif souhait, autant dire qu'au moment de ressortir prendre l'air, c'est le sourire jusqu'aux oreilles !... Il est dj tard lorsque les magiciens montent sur scne, faut dire qu'il se sont trouvs coincs sur le ferry, et qu'ils sont arrivs la salle avec environ 4h de retard... Mais finalement, les voil, Jus Greaves grimpe, Jus Oborn, Rob, Liz, tout le monde se tait, puis s'excite comme pas possible, faut croire que voir monter ces quatre comparses sur scne en chair et en os signifie dj presque un aboutissement en soi ; chacun dgage un petit quelque chose d'assez imparable et inexplicable sans mme s'tre saisi de son instrument... Enfin ! Ca fait des annes qu'on les attend l ! J'crois qu'j'ai juste envie de monter sur scne et de les palper avec mes deux ptites mains pour vrifier qu'ils sont pas en vido... Pas de soundcheck du coup, forcment. On enfile son instrument et voil... JusO n'a mme pas fini de faire quelques rglages d'accordages de dernire minute avant de lancer Eko Eko Azarak, je sens dj tout le sol du bato vrombir sous mes pieds, et les vibrations remonter jusque dans mes cheveux... glps... Et c'est parti ! sans mme que je sente vritablement de rupture entre cette sance d'accordage expditive et le dbut du show... Le son est juste m-o-n-s-t-r-u-e-u-x, toutes les basses qui auraient pu s'chapper par les murs dans des circonstances normales se cognent le nez contre la flotte avoisinante, et repassent finalement directement dans le sol de la salle puis dans mes os... Putain je crois que j'ai jamais du ressentir des vibrations aussi intenses l'intrieur de mon frle organisme... Chaque attaque de corde me fait un peu plus flipper quant un potentiel croulement de la chappe, c'est comme l'impression de se faire scouer les poils dans un salon antipuces, d'ailleurs j'ai parfois l'hallu de voir quelques mites multicolores s'enfuir depuis ma chevelure... Jus G est aussi impressionant sur scne que sur disque, il semble atteindre une sorte d'osmose cathartique au moment o il commence jouer, et garde ses rares moments de lucidit pour lever ses deux majeurs vers le ciel...
Jus O mne la danse, Liz et Rob semblent parfois quasi paums par rapport ce qu'il fait, et les intros sont ponctues de long changes occulaires entre Liz-Rob-JusO, le temps de se faire comprendre en vitant tout prix d'avoir recours au silence des guitares...
JusO semble donner tout ce qu'il a pour faire entendre son chant, rien n'y fera, on ne l'entendra que par bribe ou en lisant sur ses lvres, impossible pour lui de faire plus fort, pour passer au dessus des guitares, sur-saturation et larsens assurs... Rob a un son juste mastodontique, il fait autant de bruit lui seul que JusO et Liz runis...
JusO s'clipse de temps autre, chercher un verre de vin rouge qu'il boit sans trop de scrupule presque seul dans son coin... Je ne sais pas combien tout a dure, une heure, un peu plus avec le rappel... Le son est tellement crasant que la sensation qu'ils n'ont pas laiss le moindre temps mort se fait presque sentir... Ca y est, c'est fini... Je ressors rapidement, je croise deux trois types, j'leur demande pourquoi ils tremblent comme a, c'est ridicule ! non j'crois qu'c'est moi qui me suit pas encore arrt de vibrer... Il fait beau dehors, ou alors il pleut, je ne sais plus, en tout cas dans mon souvenir il faisait beau et joli dehors, j'ai un espce de got dans la bouche comme si je venais de sortir d'une faille spatio-sono-temporelle, j'ai l'impression que les gens clignotent, c'est flippant, j'vais retourner dans la salle, aprs c't'exprience, elle m'voque un cocon maternel, parfait... Setlist : Eko Eko Azarak, We Live, Dopethrone, Another Perfect Day, Return Trip, Supercoven + Sun Of Nothing (encore)Les balances de Rising Dust annonaient la couleur : a allait envoier du bon...

Il doit tre environ 20h30, je passe encore un petit moment courir dans tous les sens pour diverses raisons, et finalement je peux enfin descendre les marches du bato pour jeter un oeil la performance scnique des parisiens... Tout juste ! J''efface rapidement la semi-dception d''un son un poil touff qui ne permet pas David de se faire entendre comme il le mrite ds qu''il se lance dans ses (nombreux) solos (le pauvre souffre en plus d''un rtablissement de doigt pt et met bien du coeur l''ouvrage !), mais pour le reste, j''crois qu''y''avait juste rien redire.... Les trois compres sont super en place, carrs sans se prendre la tte, voil trois types qui sont passionns par la musique, rien d''autre, et a se sent... Les riffs sont diaboliquement doom et old school, a groove, mais sans passer par la case easy-groove, la frange hardcore ne semble pas y trouver son compte, le reste du public si, j''m''y inclue largement...







Le chant est heavy souhait, a passe trs trs bien, la basse rsonne bien et la rythmique n''est pas en reste... Les flying V, les riffs fouills d''obdience doom et gentillement seventies, le groupe communicatif souhait, autant dire qu''au moment de ressortir prendre l''air, c''est le sourire jusqu''aux oreilles !...



Il est dj tard lorsque les magiciens montent sur scne, faut dire qu''il se sont trouvs coincs sur le ferry, et qu''ils sont arrivs la salle avec environ 4h de retard... Mais finalement, les voil, Jus Greaves grimpe, Jus Oborn, Rob, Liz, tout le monde se tait, puis s''excite comme pas possible, faut croire que voir monter ces quatre comparses sur scne en chair et en os signifie dj presque un aboutissement en soi ; chacun dgage un petit quelque chose d''assez imparable et inexplicable sans mme s''tre saisi de son instrument... Enfin ! Ca fait des annes qu''on les attend l ! J''crois qu''j''ai juste envie de monter sur scne et de les palper avec mes deux ptites mains pour vrifier qu''ils sont pas en vido...

Pas de soundcheck du coup, forcment. On enfile son instrument et voil... JusO n''a mme pas fini de faire quelques rglages d''accordages de dernire minute avant de lancer Eko Eko Azarak, je sens dj tout le sol du bato vrombir sous mes pieds, et les vibrations remonter jusque dans mes cheveux... glps...

Et c''est parti ! sans mme que je sente vritablement de rupture entre cette sance d''accordage expditive et le dbut du show... Le son est juste m-o-n-s-t-r-u-e-u-x, toutes les basses qui auraient pu s''chapper par les murs dans des circonstances normales se cognent le nez contre la flotte avoisinante, et repassent finalement directement dans le sol de la salle puis dans mes os... Putain je crois que j''ai jamais du ressentir des vibrations aussi intenses l''intrieur de mon frle organisme... Chaque attaque de corde me fait un peu plus flipper quant un potentiel croulement de la chappe, c''est comme l''impression de se faire scouer les poils dans un salon antipuces, d''ailleurs j''ai parfois l''hallu de voir quelques mites multicolores s''enfuir depuis ma chevelure... Jus G est aussi impressionant sur scne que sur disque, il semble atteindre une sorte d''osmose cathartique au moment o il commence jouer, et garde ses rares moments de lucidit pour lever ses deux majeurs vers le ciel...







Jus O mne la danse, Liz et Rob semblent parfois quasi paums par rapport ce qu''il fait, et les intros sont ponctues de long changes occulaires entre Liz-Rob-JusO, le temps de se faire comprendre en vitant tout prix d''avoir recours au silence des guitares...







JusO semble donner tout ce qu''il a pour faire entendre son chant, rien n''y fera, on ne l''entendra que par bribe ou en lisant sur ses lvres, impossible pour lui de faire plus fort, pour passer au dessus des guitares, sur-saturation et larsens assurs... Rob a un son juste mastodontique, il fait autant de bruit lui seul que JusO et Liz runis...







JusO s''clipse de temps autre, chercher un verre de vin rouge qu''il boit sans trop de scrupule presque seul dans son coin... Je ne sais pas combien tout a dure, une heure, un peu plus avec le rappel... Le son est tellement crasant que la sensation qu''ils n''ont pas laiss le moindre temps mort se fait presque sentir... Ca y est, c''est fini... Je ressors rapidement, je croise deux trois types, j''leur demande pourquoi ils tremblent comme a, c''est ridicule ! non j''crois qu''c''est moi qui me suit pas encore arrt de vibrer... Il fait beau dehors, ou alors il pleut, je ne sais plus, en tout cas dans mon souvenir il faisait beau et joli dehors, j''ai un espce de got dans la bouche comme si je venais de sortir d''une faille spatio-sono-temporelle, j''ai l''impression que les gens clignotent, c''est flippant, j''vais retourner dans la salle, aprs c''t''exprience, elle m''voque un cocon maternel, parfait...



Setlist : Eko Eko Azarak, We Live, Dopethrone, Another Perfect Day, Return Trip, Supercoven + Sun Of Nothing (encore)

ELECTRIC WIZARD

RISING DUST

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