Live-report de PELICAN + AMENRA + Nedgeva @ Café des Anges, Strasbourg (F)

— intheseblackdays, 2004-08-26 (872 lectures)

-Mille mercis à www.chuul.fr.st pour les photos !

C''est en ce lundi 9 août 2004 que je me rendis avec plaisir en cette chère ville dans mon coeur qu''est Strasbourg. J''y ai déjà passé d''agréables moments et cette journée chaude et ensoleillée m''en laissait espérer d''autres pour l''inattendu et pourtant farouchement désiré concert de Pelican. Arrivé dans l''après midi, le temps de se balader dans une des plus belles villes de France et de faire quelques emplettes chez les disquaires bien achalandés du coin, nous voilà partis en direction du café des anges, dont c''était sûrement l''un des premiers concert rock et sûrement le premier de doom, l''établissement étant plus habitués des soirées electroflagadaprout. Arrivés en avance, de peur de se voir refuser l''entrée, au su du talent du groupe ricain, nous nous retrouvons à quatre à poireauter devant les portes dans une rue déserte. Hm Pelican serait si underground? Après avoir salué les membres de Nedgeva qui arrivent après nous, nous allons nous rafraîchir à l''alsacienne le temps de l''ouverture des portes, qui au final affichera une heure et quart de retard. Nous sommes rassurés, c''est bien un concert de doom qui va se jouer ici.

Première mauvaise nouvelle, le concert aura lieu dans un caveau sans clim, ou aération, outch. Secundo, le videur fait du zèle et se croit en boite de nuit.après avoir pénétré dans l''antre, constat: lumière à vomir, pas d''estrade, les groupes joueront à l''arrache au milieu des fans, plutôt intimiste comme ambiance.

Nedgeva, sympathique trio heavy rock/noise de Colmar ouvre les hostilités avec leur musique assez rafraîchissante et plutôt inspirée. Larsens, voix heavy, on se laisse emporter par ces compos à mi chemin entre le stoner et un metal noisy. Après quelques chansons, ils finissent par une reprise de « Feel Good Hit Of The Summer » des Queens Of The Stone Age, ce qui aura bien fait rire Møjo quand il vit ma tête.







Transpirant à grosses gouttes dans ce sauna réinventé, c''est avec une joie non dissimulée que nous retrouvons l''air chaud de la ville s''endormant paisiblement en cet été.

Puis nous redescendons affronter les flammes de l''enfer pour jeter une oreille à Amen Ra, combo flamand qui vient à peine de débarquer une heure auparavant. Décrit comme un mélange entre Isis et le sludge, leur set sera un véritable supplice auditif, non par leur musique mais par un son ignoble qui fera saigner les tympans de la majorité des noiseux présents ce soir là. Quant à la musique à proprement parler: un plagiat sans consistance d''Isis, ni plus ni moins. Décevant. Nous remontons vite fait à la surface afin de sécher, nos habits ressemblant plus à des éponges qu''à du tissu. Le temps également de voir le combo belge proposer son merchandising à l''arrache sur leur tour van.









Après quelque minutes, notre impatience, jusqu''alors plus qu''échaudée par cette soirée mitigée, fut calmée par notre ultime descente dans les catacombes strasbourgeoises. Un frisson d''appréhension parcourut mon échine. Pelican, j''allais assister au show de Pelican.

Première surprise, les deux guitaristes (dont Laurent Lebec, le français) semblent tout droit sortis du collège, ils sont minuscules et semblent tellement jeunes. Après une rapide présentation, ils ouvrent les portes de leur paradis musical par le titre éponyme de leur album, j''ai nommé Australasia. Et là, je suis sidéré: la différence avec l''album est minime! Pelican joue bien, et tient le rythme sans fléchir durant les 11 minutes du morceau. Le son semble excellent après l''immondice qui desservit Amen Ra. Le groupe nous gratifie dès le second morceau d''un inédit qui laisse présager de bonne chose pour le futur, un titre long, complexe tout en gardant la fraîcheur et la relative simplicité d''Australasia. Vient ensuite Nightendday à l''intro modifiée pour le live, autre moment de bonheur. Peu à peu je constate l''auditoire vibrer au fur et à mesure, se laissant gagner par les sonorités magiques de ce groupe décidément pas comme les autres. Un nouvel inédit tout aussi excellent laisse sa place pour ce qui sera malheureusement le dernier titre du concert, la chaleur ignoble jouant pour beaucoup sur les capacités des musiciens. « gw » achève ainsi le vol majestueux de l''oiseau qui se pose avec grâce. Il est néanmoins frustrant de remarquer qu''une bonne partie de l''auditoire s''est barrée durant le set, sans doute déstabilisée ou ennuyée par l''absence de chanteur. Ce dont Pelican n''a absolument pas besoin au vu de l''excellence de leur musique. Et je suis catégorique.





Le temps de faire un petit tour au stand de merchandising et d''essayer de se faire comprendre par les musiciens, nous revoilà partis sur les routes de France, du son plein la tête. Malgré une moitié de soirée décevante, Pelican et Nedgeva ont réussi à sauver la baraque. Et nous faire transpirer comme des otaries. Première mauvaise nouvelle, le concert aura lieu dans un caveau sans clim, ou aération, outch. Secundo, le videur fait du zèle et se croit en boite de nuit.après avoir pénétré dans l'antre, constat: lumière à vomir, pas d'estrade, les groupes joueront à l'arrache au milieu des fans, plutôt intimiste comme ambiance. Nedgeva, sympathique trio heavy rock/noise de Colmar ouvre les hostilités avec leur musique assez rafraîchissante et plutôt inspirée. Larsens, voix heavy, on se laisse emporter par ces compos à mi chemin entre le stoner et un metal noisy. Après quelques chansons, ils finissent par une reprise de « Feel Good Hit Of The Summer » des Queens Of The Stone Age, ce qui aura bien fait rire Møjo quand il vit ma tête.



Transpirant à grosses gouttes dans ce sauna réinventé, c'est avec une joie non dissimulée que nous retrouvons l'air chaud de la ville s'endormant paisiblement en cet été. Puis nous redescendons affronter les flammes de l'enfer pour jeter une oreille à Amen Ra, combo flamand qui vient à peine de débarquer une heure auparavant. Décrit comme un mélange entre Isis et le sludge, leur set sera un véritable supplice auditif, non par leur musique mais par un son ignoble qui fera saigner les tympans de la majorité des noiseux présents ce soir là. Quant à la musique à proprement parler: un plagiat sans consistance d'Isis, ni plus ni moins. Décevant. Nous remontons vite fait à la surface afin de sécher, nos habits ressemblant plus à des éponges qu'à du tissu. Le temps également de voir le combo belge proposer son merchandising à l'arrache sur leur tour van.



Après quelque minutes, notre impatience, jusqu'alors plus qu'échaudée par cette soirée mitigée, fut calmée par notre ultime descente dans les catacombes strasbourgeoises. Un frisson d'appréhension parcourut mon échine. Pelican, j'allais assister au show de Pelican. Première surprise, les deux guitaristes (dont Laurent Lebec, le français) semblent tout droit sortis du collège, ils sont minuscules et semblent tellement jeunes. Après une rapide présentation, ils ouvrent les portes de leur paradis musical par le titre éponyme de leur album, j'ai nommé Australasia. Et là, je suis sidéré: la différence avec l'album est minime! Pelican joue bien, et tient le rythme sans fléchir durant les 11 minutes du morceau. Le son semble excellent après l'immondice qui desservit Amen Ra. Le groupe nous gratifie dès le second morceau d'un inédit qui laisse présager de bonne chose pour le futur, un titre long, complexe tout en gardant la fraîcheur et la relative simplicité d'Australasia. Vient ensuite Nightendday à l'intro modifiée pour le live, autre moment de bonheur. Peu à peu je constate l'auditoire vibrer au fur et à mesure, se laissant gagner par les sonorités magiques de ce groupe décidément pas comme les autres. Un nouvel inédit tout aussi excellent laisse sa place pour ce qui sera malheureusement le dernier titre du concert, la chaleur ignoble jouant pour beaucoup sur les capacités des musiciens. « gw » achève ainsi le vol majestueux de l'oiseau qui se pose avec grâce. Il est néanmoins frustrant de remarquer qu'une bonne partie de l'auditoire s'est barrée durant le set, sans doute déstabilisée ou ennuyée par l'absence de chanteur. Ce dont Pelican n'a absolument pas besoin au vu de l'excellence de leur musique. Et je suis catégorique.



Le temps de faire un petit tour au stand de merchandising et d'essayer de se faire comprendre par les musiciens, nous revoilà partis sur les routes de France, du son plein la tête. Malgré une moitié de soirée décevante, Pelican et Nedgeva ont réussi à sauver la baraque. Et nous faire transpirer comme des otaries.

PELICAN

AMENRA

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