Interview de OBIAT

— intheseblackdays, le 26 janvier 2006 (535 lectures)

Les revenants Raf (guitare) & Laz (chant) se sont décidés au bout de 4 mois à nous retourner cette interview dans laquelle ils nous parlent de leur groupe : Obiat.

Lors de la rédaction de la promo sheet pour le concert d'Electric Wizard, nous avons été incapables de nous mettre d'accord sur la description d'Obiat. Comment vous définiriez-vous musicalement ?

R : psychedelic doom metal...

L : ...flottant au gré d'une rivière indomptable sur le point de tourner à la cascade, le tout sous de sombres nuages d'où perce parfois le soleil.

D'où vient ce nom, d'Obiat ?

R : En 1999 j'ai inventé un nouveau mot en en fondant un polonais, obiad (repas) et un anglais opiat (opiacé).

L : Après une long nuit d'errance le long de la Tamise, nous avons parlé aux cygnes de l'anagramme formé par les initiales de 5 mots : Occult Brainwash Into Ancient Torture On sait qu'Obiat est un groupe basé en Angleterre, formé de membres polonais et hongrois.

Pourrais-tu clairement définir la création d'Obiat, son parcours depuis sa création en 1999 ?

R : J'ai fondé Obiat en Pologne, en 1999, mais tout a vraiment commencé quand nous avons rencontré Laz à Londres. c'est une très longue histoire qui nécessiterait plusieurs pages, on gardera donc un peu de mystère à ce sujet.

L : Une petite annonce trouvé chez un disquaire de Notting Hill, puis une audition, puis la mise à l'épreuve de tout les bassistes de Hongrie, Japon, Portugal, France, Angleterre.

Votre line-up évolue autour de votre trio. Du mal à trouver un bassiste à temps plein ? Par exemple, une demoiselle joue sur votre dernier album alors qu'en live, c'était un homme.

R : C'était Jonathan un ami et invité venu de Jecano. Le truc, c'est qu'on a jamais officiellement viré le bassiste d'origine (Pospiech de Pologne). Mais comme moi et Adam (batterie) avons bougé à Londres, il nous est impossible de répéter tous ensemble, on a donc décidé de trouver un bassiste temporaire, depuis cette décision, Obiat est devenu un trio autour duquel cogitent constamment différents invités.

L : Fumio, l'un de nos bassiste de passage, a dû quitter l'Angleterre car son visa japonais était expiré. il fait désormais partie d'un groupe de prog appelé Stonehenge (www.stonehenge.hu).

Je t'ai vu très soucieux de ta voix. As-tu pris des cours de chant, suivi un parcours spécifique ou es-tu simplement autodidacte ?

L : Quand j'étais petit, je chantais toujours sur mes disques préférés (In Rock, Masters Of Reality, Waiting For The Sun, Sky Valley, Badmotorfinger, Dirt, Ten etc...). Après avoir pris quelques mauvaises habitudes lors de mes premiers concerts, j'ai décidé de ne plus manger de produits laitiers avant de monter sur scène. Et pour garder une voix chaude, je bois beaucoup de thé aux herbes, avec du miel, du citron et de la liqueur de poire de Transilvanie si j'en trouve (je me souviens qu'il y avait du schnapps au concert de Strasbourg, fabriqué par le grand-père de je ne sais plus qui, il était extra, j'espère avoir l'occasion d'y goûter encore.).

Votre musique lorgne à la fois autant du coté d'un rock 70's très éthéré que de celui d'un doom puissant et très lourd. Avez-vous des influences spécifiques ?

R : Le bruit des grandes villes dans lesquelles j'ai vécu, l'aliénation et bien sûr : Doom, Stoner, Death Metal, Post Rock, Ambient, Noise.

L : La vie à la campagne, la paix et la beauté, les légumes verts, les fruits et beaucoup de viande, des bons livres et films, du rock 70's.

Avez-vous une façon de composer particulière ? Un principal compositeur ?

O : Laz se charge des textes et des mélodies niveau chant, tandis que Raf s'occupe du côté riffs, et tout le monde y met du sien pour broder autour de tout ça via des séances de jams.

La vie en Angleterre semble assez chère. Avez vous un job à côté, si oui, lequel ? Comment parvenez-vous à gérer emploi et musique ?

R : Oui nous avons tous un job parallèlement à Obiat. Depuis que je suis en Angleterre, j'ai enchaîné les boulots minables dans des restos, genre plonge et tâches ingrates du genre... mais ça m'importe peu du moment que je peux continuer à faire de la musique. Pourtant, j'ai été jusqu'au bout de mes études à l'université, en Pologne... Il faut parfois faire des sacrifices pour pouvoir continuer à faire ce qu'on aime. J'aurais pu rester en Pologne et avoir une carrière, mais j'ai choisi la musique donc j'ai du apprendre à survivre dans différentes environnements, car l'endroit où se trouve mon groupe sera toujours celui où je me trouverai aussi.

Votre second album vient tout juste de sortir, quels sont vos futurs projets ? Déjà des idées pour un troisième album ?

R : Beaucoup d'idées pour le 3ème et même un 4ème album... A côté de ça, on fricotte aussi avec d'autres musiciens, pour ma part, je joue dans Justonefix (www.justonefixband.com), un groupe orienté Death Metal / Hardcore. L : un projet parallèle pour moi aussi : Suns Of The Tundra (www.sunsofthetundra.co.uk), également connu sous le nom de Peach, dans lequel Justin Chancellor, le bassiste de Tool, joue également. J'y suis guest vocalist...

En vous souhaitant une bonne continuation et en espérant vous revoir au plus tôt sur le sol français, je te laisse le mot de la fin.

R : Partager l'affiche avec Electric Wizard en France a été un rêve devenu réalité, grâce à VOUS, donc merci pour le soutien et à une prochaine j'espère !

L : En plus de ça, la palette à la diable et le vin blanc étaient divins.

OBIAT

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