CAMEL OF DOOM - The Diviner's Sage
2008 · [ autoproductions ]

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EyeLovya
le 29 janvier 2010 (626 lectures)

Voila un petit groupe déniché en Angleterre, fondé par l'un des guitariste d'Esoteric, j'ai nommé Kris Clayton, qui ne mange pas de pain, qui s'occupe juste de faire son truc dans son coin sans déranger personne. Cette démo, sortie en 2008, et uniquement disponible au format numérique, est le témoignage du besoin, pour le six-cordiste, de sortir de la brume épaisse d'Esoteric, histoire de reprendre un peu sa respiration.

Les premières minutes du titre éponyme laisse entrevoir une sorte de lounge doom, aux arpèges fleuris et feutrés, habillés comme dans Esoteric par un lead sous acide, au rythme discret. Puis le chant arrive, et s'il ne transpire vraiment pas le talent, les effets et le timbre de jeune papa de Kris s'occupent de son efficacité. Le, pour le moins, lourd passé musical du compositeur refait vite surface sur une sorte de refrain où la basse est toute dilatée et où la saturation grave de la guitare préside. Annonce narrative d'une outro bien énervée.

Le deuxième morceau rentre plus dans le cadre stoner pur, mais stoner-doom hein, pas dans le désert, enfin anglais quoi. Un bon couplet où le riff sec de guitare affronte le beat discret, toujours, mais très cool, de la batterie alors que le chant, un peu moche, casse le rythme en s'étirant sur la mesure. Le tout s'emballe sur le refrain de façon assez habile d'ailleurs. Et puis hop, c'est reparti pour la lounge music, surtout que là, ça rigole plus, ils font même péter le saxophone, micro branché, reverb et delay à fond, et il faut avouer que ça fait son petit effet, ou même son gros.

Enfin Earthhammer, rappelle les passages les plus apaisés de post-coreux comme Cult of Luna, basse insistante et égrènements spatiaux de notes de guitare et puis synthés lointains, tout ça quoi. Le chant arrive avec la grâce d'une femme de charcutier bavarois sur un vieux parquet, ligne fausse sur accords mielleux, on préfèrera oublier ces trois minutes là. On finira sur un souffle poussiéreux qui frayera le chemin à des grunts absolument inattendus. Bon et bien, malgré tout, c'est pas si mal.

The Diviner's Sage en trois mots : lounge, paisible, (mais) doom


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