lucas
le 25 décembre 2009 (1004 lectures)

   Traditional doom Stoner Psyché

Naam, du patronyme jusqu'au bout des notes, est religieux. Sonne religieux. Naam, le nom en Sanskrit, l'outil principal de mditation afin d'unir l'me et l'me suprme. Aller au del du langage cre par l'homme afin d'accder au son et au rythme intrieur de tout-un-chacun, accder aux mystres et aux miracles qui y rsident. Tel est le pompeux but des New-Yorkais. Pompeux mais mrit, car Kingdom les amis, quel morceau! 16minutes introductives plonges dans l'encens, en complet accord avec le but du trio, se refermer sur soi mme en mditation; ouvrir les yeux derrire les paupires et voir, sentir, autre chose, ailleurs. On pense en tout premier lieu Om, vers qui la basse ramne invariablement, mais en plus riche, avec l'ajout de ces percussions lointaines, la voix sous effets permanents, la guitare acoustique perdue dans la brume sonore et autres effets qui pleuvent, comblent l'espace sonore sans le saturer inutilement. Des neufs titres qui suivent, aucun ne retrouve cette aura si spirituelle et charmante. Sleep fait son entre dans les mmoires, les riffs ronronnent et chauffent, comme le son, chaud, granuleux mais pas crasant, le propos n'est pas l. Plusieurs interludes viennent arer autant que lier les compos entre elles, faisant former l'album un tout extrmement cohrent. On pourra possiblement hurler au plagiat d'Om sur l'entame de plusieurs morceaux (Icy Row-plus que flagrant), mais c'est sans compter la suite durcissant le ton plusieurs reprises, osant jusqu'au simili blast de 10 secondes sur le dernier -et ravageur- titre. 50 minutes plus classiquement stoner/doom/psych pour se remettre du quart d'heure spirituel initial et un excellent album dans un genre qui n'en finit plus de donner des rejetons de qualit en ce moment -qui plus est chez un label qui lui aussi n'en finit plus de nous livrer des petites perles enfumes.

Naam en trois mots : LSD, Death, Trips


Facebook 

Chargement...

Avis des auteurs