Avant, a se passait comme a entre un album d'Om et moi: conquis aprs une coute, une chronique torche aprs 3 autres et publie 2 jours aprs la sortie du disque, j'rigeais celui-ci comme une nouvelle pierre magistrale dans mon panthon personnel. Je pensais qu'il en serait de mme avec celui-ci mais finalement, les changements n'ont pas eu lieu uniquement concernant la musique, son contenu et ses crateurs, elle a russi me faire apprhender autrement la situation. J'ai d'abord pens un album de remix dbile avant de devoir faire des efforts pour lui trouver des qualits et un quelconque intrt, sans doute lgrement blas par le groupe...

Le rsultat reste finalement le mme, ce disque est norme bien que dans une sobrit toute mesure et il est promis tourner normment chez moi, tout comme ses grands frres mais il faut avouer que finalement, nous sommes bien loin du Om premire mouture. Certains diront qu'ils faut chercher ces diffrences avec une loupe, pour d'autres, elles crveront les tympans.

L'excellent 7 pouces Gebel Barkal sorti l't prcdent par Sub Pop annonait dj la couleur, surtout par son remix "dub", le nouveau Om allait se colorer par l'ajout d'une instrumentation orientale qui allait habiller et enrichir ce fameux thme maintes fois us dsormais mais toujours aussi ravageur. Tamboura et flte traversire sont dsormais de la partie, aids par des chants additionnels qui font toute la diffrence sur le morceau le plus court mais aussi le plus funky et accrocheur que le groupe n'a jamais pondu: Cremation Ghat I, qui, dbarquant en plein milieu du disque, surprend et sidre: oui, Cisneros a os les happy-claps et fait la nique Midnight Mountain de Cathedral. J'ai hte d'avoir des retours sur ce que a donne en live.

Le son made in Albini reste pur et mastoc, dans le plus grand respect de la tradition Conference / Pilgrimage et c'est tant mieux, car vu la finesse des ajouts proposs, c'est avec bourgeoisie que l'on se dlecte d'entendre les rares et fluides notes du tamboura ou fermer les yeux en imaginant un Jethro Tull encore plus hippis et arabisant lors que la flte pointe son nez.

Quant l'artwork, que certains trouveront hideux car connot religieusement, il est magistralement excut et rappelle ceux qui ont un reste de cervelle que nombreux sont les arts qui ont servi promouvoir des idologies et penses totalement inutiles et rpugnantes sans que pour autant ils ne perdent leur caractre puissant et vocateur.

God is good, j'en doute, mais Om, oui, j'en suis certain.

God is good en trois mots : lumineux, raffin, bourgeois


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Avis des auteurs

 
 
Excellent
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