KHLYST - Chaos Is My Name
2006 · Hydrahead

Détails

EyeLovya
le 12 octobre 2009 (797 lectures)

   Drone doom Freak doom Noise

Khlyst est l'union jubilatoire de deux laissés pour compte du paysage musical contemporain, James Plotkin, qu'on ne présente plus, et Runhild Gammelsaeter, ex-grunteuse de feu Thorr's Hammer. Le projet étant terriblement difficile à appréhender, c'est sous la forme d'un petit question-réponse que la présentation du groupe débutera.

Q1 : Khlyst, ça ressemble un peu à kyste, non ?

R1 : Tout à fait, et comme le kyste, Khlyst se développe indépendamment de toute structure environnante et peut à tout moment virer à l'état tumoral, déréglant et dégénérant ainsi le corps de sa musique, et s'il n'est pas traité à temps, nécroser les tissus auriculaires de l'auditeur.

Q2 : Runhild Gammelsaeter, c'est quoi en vrai ?

R2 : Et bien, sur le plan physionomique, elle s'apparente à une belle femme norvégienne, mais sur le plan physiologique, l'anatomie de son larynx reste, à ce jour, indéterminée. Du point de vue psychiatrique, les spécialistes pensent sans certitude à des troubles bi, tri voire quadri-polaires.

Q3 : Mais James Plotkin, il est batteur ?

R3 : Non, c'est pour ça.

Q4 : Est-ce que, Khlyst, c'est dangereux ?

R4 : Dans l'absolu, non. Cependant de nombreuses complications peuvent intervenir durant l'écoute du disque. Les infra-basses, récurrentes, couplées à la superbe production, peuvent contraindre à la baisse du niveau sonore selon la proximité du voisinage. La voix de R.Gammelsaeter, difficile à assumer en société. Enfin la prise de psychotropes est relativement contre indiquée avant l'écoute, sous peine de potentialisation des effets déjà puissants de la musique elle-même, et de délires hallucinatoires plus-que-cauchemardèsques.

Voilà. L'album est divisé en huit pistes, pour le principe, car quasiment tous les titres s'enchainent sans prévenir et les rappels sont assez fréquents. Tantôt dégoulinant de sub-guitares incontrôlées, tantôt planant sur les gémissements de la chanteuse, les ambiances se relaient rapidement.

La batterie, à temps partiel, ne donne aucun rythme mais se contente de relâcher toute une montée d'énergie et de puissance sur les différentes parties qui la compose. J. Plotkin, complètement sous-accordé à la guitare, déroule ses ambiances abyssales puis les démonte avec un déluge de dissonances et R. Gammelsaeter inquiète vraiment, libérant cris malsains sur hurlement ultra-sonores, grunts poussiéreux sur râles post-mortem.

Le titre du disque est rapidement justifié, tant on remarquera que la représentation du chaos est ici parfaitement déssinée. Le tout donne un rendu purement jouissif, intimement fermé, absolument inaudible, mais profondément jouissif. Les intégristes de mon espèce en redemanderont encore et encore.

Chaos Is My Name en trois mots : dglingu, tumoral, dsarticul


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