[ SPLITS ] - Sacred Death
2009 · 20 Buck Spin

Détails

Manumal
le 01 septembre 2009 (1385 lectures)

   Sludgecore Freak doom Death metal

Voici un petit split EP assez rjouissant sorti chez 20 Buck Spin et mettant lhonneur deux groupes dOakland (Neurosis, Dystopia, Brainoil, Asunder) pratiquant une musique que lon qualifiera volontiers dencrasse.

Stormcrow ouvre fort bien les hostilits. La gerbe haineuse laisse lors de leur split avec Sanctum avait dj tout pour me plaire, le groupe en remet ici une couche tout aussi envenime avec deux morceaux acerbes, crasseux Tout simplement archi-corrosifs. On nous met le nez droit dans les caniveaux dune socit corrompue et pave de bonnes intentions, pointant avec dgout les quelques ficelles qui en dessous des apparences dterminent tout ( a new black death ). Leffondrement final est imminent, par del les illusions le monde tremble, les rats sortent de leurs cachettes, les gouts dbordent La population, enfin, se rveillera avec horreur, dcouvrant une fois pour toute son vritable visage zombifi En attendant la bande son privilgie les acclrations piques et suffocantes, allies quelques breaks apocalyptiques Guitares charbonneuses, growl monstrueux Tout ceci est class crust-metal, mais mettons les choses au point, il sagit surtout dune variante (death) metallise jusqu la moelle, avec le Realm Of Chaos de Bolt Thrower pour inspiration fondamentale. Dans le mme esprit, Stormcrow laisse galement entrevoir des relents slowendiens qui le font tutoyer les Coffins, Grief, Corrupted, Dystopia, Accept Death

Enfin, la face B est consacre Laudanum, venu colporter un doom terrifiant, vocateur et ultra massif. Le tournant opr surprendra sans doute les familiers de The Apotheker, le sludge sestompe, se fait moins frontal, et le niveau monte dun cran, plus dans lesprit dun Paso Inferior ou dun Monarch. Place aux paysages dvasts, aux visions nocturnes hallucines, Laudanum fait prsent dans la bande son lovecraftienne.
Omega est un morceau que lon qualifiera volontiers de volcanique. Le duo guitare/basse se rpand tel un corps visqueux et rampant, une coule incandescente, monstrueusement opaque et calcinant tout sur son passage. Des effusions noisy viennent parsemer le trajet. Puis viens Transfiguration o les vnements prennent un tour tout fait cinmatographique; toutes lumires teintes, la mtamorphose sopre, un rle dshumanis slve des dcombres et lon plonge peu peu dans la terreur pure. Les accents rituel/dark-ambient samplifient jusqu prdominer, tandis que les guitares finissent de se rpandre en ruptions noisy la heart dirt.


Sacred Death en trois mots : Frontal, vocateur, apocalyptique


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