ASVA - What you don't know is frontier
2008 · Southern Records

Détails

intheseblackdays
le 08 août 2009 (913 lectures)

   Drone doom Psyché Ambient

Que l'on encense le dernier Sunn (aux qualit indniables) et que l'on condamne le second album d'Asva me met dans une colre noire, tant Asva, ou plutt Dahlquist, fut la porte de sortie ce genre cr (allons, qui peut dire qu'il coutait du drone, avant que le duo de barbus s'amusent en honorer certains prcurseurs?) par deux hommes avec qui il a partag les fondements d'autres scnes, un genre qui, comme n'importe lequel, s'est ramass plus que son nombre de clones insignifiants, d' artistes (le prononcer en se touchant le menton et en pointant son regard vers le lointain absolu) qui n'ont eu que l'ide d'un opportunisme gratifiant, symbolis par des discographies cdr-esques ridicules et tant ses amis s'inspirent de son uvre pour eux-mme se rgnrer.


Ds le premier album Asva tait loin de tout a. L'erreur fut de le ranger parmi tous les autres, de par ses ressemblances avec eux. Mais ici, aujourd'hui encore plus que la veille, on s'loigne constamment du simple amplifier worship, de la simple jouissance d'utiliser une puissance qu'on imagine absolue tant que l'on rajoute des systmes d'amplification.

Bien sr, cette ide, cette symbolique chre aux fanatiques est prsente malgr tout et Dahlquist s'en sert allgrement, mais pour servir ses desseins qui ont toujours t bien loin de la simple reconnaissance musicale, du plaisir de faire de la musique.

C'est un clich maintes fois usit et pourtant, le musique est belle et bien l'un des, sinon le plus fort pour nous, vecteur d'extriorisation de ses dmons. Et la mort de son frre et ses circonstances sont ce que cherchait vacuer Stuart via le dclenchement de tonnerres soniques, de maelstrms bourdonnants qui sont bien plus structurs qu'on ne veut bien le penser. Je ne crois pas que ces quatre morceaux soient de simples pices de drone mais assurment des chansons. Des plaintes, ou des glorifications de moments, d'instants, de souvenirs.

La performance n'est pas de mise, si la longueur de ces chants est omniprsente, ce n'est que symbolisation de l'accomplissement d'un acte, de sa gense la plus profonde son accomplissement le plus abouti. Dahlquist cherche atteindre puis dpasser ces fameuses frontires, celles de ses capacits, de sa musique et nous faire dcouvrir ce qu'il y au del.

Et ici le rituel a une forme, un point de dpart, des premiers pas lourds et pnibles, pesants, la peine de sa charge jusqu' l'aboutissement final, lumineux est apaisant. On ne ressort de cet album non pas sombre et maussade mais bel et bien apais et merveill comme cela peut lorsqu'il nous ai donn la chance de contempler des choses que seul le temps, la nature ou la patience a pu faonner, l'ampleur cyclopenne, titanesque.


Prcdemment chef d'orchestre mais unique matre d'uvre et compositeur, Stuart est dsormais seul, sans soutien autres que celui de ses uniques talents et l'avenir nous promet donc une cration qui sera bien loin de tout ce qu'on espre.

What you don't know is frontier en trois mots : repose, en, paix


Facebook 

Chargement...

Avis des auteurs

 
Mauvais
Mauvais