REVEREND BIZARRE - III : So long suckers
2007 · Spikefarm

Détails

Manumal
le 02 juillet 2009 (1128 lectures)

   Traditional doom

Revenons sur le dernier souffle du Rvrend, maintenant quil sest teint. Sa dernire grande uvre, III me tome de son doom combien dogmatique : "So Long Suckers", vritable somme sur le genre aux quatre lettres.
In The Rectory premire relle apparition du bonhomme, finlandais, et ds le dpart, pas trs commode. Tout tait dj l, entirement codifi ; le doom antique, boursoufl, caricatur comme jamais - une vritable science de la boursouflure ce niveau. Qutait-on cens faire dun machin pareil ? Ds le dpart, le cas tait irrcuprable et donnait des envies de Napalm Death. En fait il aurait fallu tout couper pour donner une forme coutable au bazar mais ctait peine perdu avec des nergumnes pareils, partisans dun soit disant true doom.
Dauthentiques fondamentalistes du riff sabbathien, vitusien et compagnie. Se bornant une interprtation la fois stricte et extensive du genre : stricte dans sa nature, extensive dans les proportions que cela devait prendre. Doom en mourir, poussant la tradition au rang dexigence absolue, lcriture des grands anciens est une source intarissable, le Rvrend observe mticuleusement, scrupuleusement les rgles, plus intransigeant, plus true et has been que les anciens mme.
Alors quest ce qui a fait que a a march l o a aurait du se planter en silence ?
La foi assurment. Et dans So Long Suckers elle est plus forte que jamais, la scolastique Bizardienne accouchant dune de ses meilleures uvres, lexgse ultime du doom trad.
On part donc sur les chapeaux de roues avec limposant They Used Dark Forces/Teutonic Witch. Morceau fleuve o lon est pris au dpourvu par un Rvrend groovy, endiabl o, avouons-le, ds le dpart il nous la met bien profond, ironique, nous dfiant ouvertement avec un de ces riffs tournant jusqu lpuisement, puisque dcidment il semblerait quon en redemande. Et les ppites se suivent avec le trs noir, Sorrow, ou leffroyable Funeral Summer , encore un vritable hommage au genre o le witchfinder, misrable au possible, tel lOzzy de "Black Sabbath" le morceau, pousse de pathtiques appels alors que son heure a sonn Oh lord i cant conceive ; why was he torned from me ? avant un sursaut final et salvateur. Sir Albert, toujours possd par son sujet, rcitant sans rougir ses doomeries improbables faites de damnation ternelle, de flau indicible.
Aprs les sommets du premier disque, soit plus dune heure quand mme, le rvrend parvient maintenir un bon niveau pour un deuxime pas moins long. On a ainsi droit au doom subtil et nuanc (mais stoner-psych sur la fin) de One Last Time , au doom linraire de Caesar Forever, seul morceau crit par Vicar, ou encore lhabituel doom tubesque long dune demi heure avec Anywhere out of this world o lon assiste un moment linvention de ce que lon pourrait appeler du chamber-doom, la Tindersticks.
Alors voil, So Long Suckers : dernier coup de semonce du Rvrend, dernier rappel pour nous remettre dans le droit chemin, le seul, lunique, la loi rvle. Reverend Bizarre restera comme un des grands exgtes de cette musique, son obscurantisme aura convertit jusqu lamateur non spcialiste de la question, qui leut cru. Il y eu le doom-sabbathien, il y eu le doom-vitusien, maintenant se termine le doom-bizardien, finalement aucune variation sur le thme; surestim pour certains, plus culte que jamais pour dautres, le rvrend se retire, laissant derrire lui une terrible inquisition
Il se peut quil ait suscit des vocations!

III : So long suckers en trois mots : Dvou, dogmatique, enflamm


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