NEUROSIS - Given to the Rising
2007 · Neurot

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gulo gulo
le 20 mars 2008 (1119 lectures)

   Hardcore Ambient

Splendide.
Dieu sait si je ne suis plus un fanatique de Neurosis, depuis la sortie de Through Silver in Blood, que jai mme revendu bon, je lai rachet depuis, tout comme Times of Grace, qui est pourtant un album assez chiant il faut bien le dire : cest comme a les relations qui durent. Mais celui-ci depuis le dbut, il me faisait confusment mais obstinment penser Enemy of the Sun. Et puis, aprs des mois le laisser ruminer dans un coin, je le prends schement sur le coin du museau : cest la mme sauvagerie, la mme crudit, ce mpris des intros, montes, constructions et tout le saint-frusquin dont semptre la cohorte des suiveurs invertis ; paliers, transitions, rhtorique, formes, modulation : plus lheure ; a dferle, au rythme de la guerre, son haltement heurt ; ils se sont mme dbarrasss du barbouillis fin du monde dont tait maquill lillustre prdcesseur : aujourdhui on est venu pour aller la cure, nouveau, pas pour faire des chichis ou du quartier, les morceaux dmarrent abruptement, sans mettre aucune faon, sans se parer de rien, direct dans le cur du sujet : trancher, dbiter, quarrir, viande, os, fer, cuir, les riffs ne sont pas beaux, ils ne cherchent mme pas tre les plus lourds-crasants-pachydermiques-rocailleux-apocalyptiques-et ma main sur ta gueule ? ici on essaie pas de sonner (art-)sludge, ou (chaotic-)doom, ou dieu sait quelle connerie, on est sur le champ de bataille alors on taille, dans le vif ; tour de bras.
Alors, par-ci, par-l, il y a des moments ; de ceux o soudain le temps stire vers le nant, des sortes de hakus suspendus, de visions ivres du ciel vide au-dessus de tout le charnier austre, de bribes distantes du chant immobile de lau-del ; la mort est l qui arpente ces champs, car la harde de barbus se fait ge ; et puis vlan ! a repart aussi sec dans la cruaut glace, la froce tempte sans grce et sans merci sest-on assez moqu du fameux appel To the wind ? jen connais, qui ncoutent pas de face, qui ne savent pas ce quils entendent ce moment-l, les bienheureux innocents pas de chant sur cet album, du cri primitif, trangl, par lge, et par la puissance brute qui monte de son ventre. Gare devant, les vieilles carnes sont les pires.
L tes bien, tu te dis que tas trouv un sacr bon angle pour ta chronique, un bon fil ; et puis arrive Origin. Ah. Qui entame sur un ton fluide, arien, accablant, dans la ligne du prcdent album, voire panoptique sauf que non. On ne verra ni de gris ni de bleu ; ce sont des corbeaux qui tournent l-haut. La gravit austre nest plus celle de la terre et du fil de lpe sans joie, cest le voile de nuit tragique quon entendait par clairs moiti rvs, qui grondait dj sur Distill, qui tombe dun coup ; le froid qui commenait sourdement de gourdir les voles de tranchoir a tout aval dans son torrent lourd. Une ultime ruption de rage nue contrle dune poigne de fer, dans sa lenteur juste la limite du supportable et sa longueur parfaitement frustrante, et pfuit ! ils ont pass, comme des tres surnaturels ou comme un dernier souffle.

Alors, dirai-je que mes vieux Neuro sont toujours les patrons du style, ou quelque chose dans ce got-l ? Quel style ?
Neurosis prouve ceux qui en avaient besoin, avec des faons de hachoir mme pas aiguis, que le post-ce que vous voudrez, l, est toujours aussi nonsensique, et quils sont les seuls pouvoir faire cette musique, parce que ce nest pas un genre, juste leur nature.
a commenait faire une paye que Neurosis nous avait pas donn un disque de hxc, mine de rien.

Given to the Rising en trois mots : , la, mort


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