MY DYING BRIDE - The angel and the dark river
1995 · Peaceville

Détails

Nirguna
le 15 juillet 2004 (953 lectures)

   Doom death

On a beau tre une brute dnue de tout sentiment, s'enfiler du drone, sludge, noise, indus et autres saloperies dshumanisantes longueur de journe, arrive toujours le moment o, attir on ne sait comment par la pochette la plus laide du groupe (et on sait combien les pochettes de MDB comptent dj parmi les plus laides du genre), digne de la homepage du site perso d'une gamine de huit ans, le molosse range ses crocs et se laisse bercer par The Cry of Mankind, avec sa mlodie niaise mais belle crever...

"You can't expect to see him and survive". C'est exactement cela. MDB cultive un talent impressionant dans l'art de trouver des mlodies qui suspendent le cours du temps au point que chacun s'arrte, coute, s'assied et se met pleurer sur l'paule de son voisin, dans un lan de compassion universelle qui serait vomir en toute autre circonstance... Mais cette musique rend faible et sensible. C'est a My Dying Bride... Une arme de dpression massive.

Assez curieusement, ce disque est vraiment un de ceux que je prfre du groupe, alors qu'il est de loin le plus nian nian, avec son cortge de violon, orgue, piano et autres artifices qui passent toujours bien quant il s'agit de donner un soi-disant supplment d'me la musique. Allez savoir pourquoi, je tolre trs bien ce disque, malgr aussi l'absence quasi-totale des passages plus death que le groupe pratique pourtant avec une efficacit impressionante sur la plupart de ses autres disques. Non, vraiment, ce disque est une anthologie du mauvais got mtallique dans tout ce qu'il a de plus poussif et effmin (ils ne manquent plus que les blast beats et les solos de guitare).

Oui mais voil, je le confesse, ce disque me maintient avec une aisance dconcertante au fond du gouffre de la mlancolie ordinaire, cet tat pitoyable o l'on se morfond comme un adolescent boutonneux (on sent le vcu, hein ?)... Vous savez, cet tat duquel rien ne semble pouvoir vous tirer, et pourtant, quelques semaines plus tard, vous jetez un oeil en arrire et vous vous trouvez ridicule. Eh bien ce disque est comparable cet tat, puisqu'il est trs difficile d'y rsister lorsqu'on l'coute, mais qu'une oreille critique ne pourra s'empcher de remarquer quel point tout ceci suinte le clich. Autrement dit, faites taire cette part de vous qu'on pourrait appeler le raffinement, le bon got, la modration, la retenue, la discrtion des sentiments, quelque soit le nom de cette vertu que d'aucuns vantent cause de leur ducation virile ou pince, et laissez vous ruiner par la voix pathtique d'Aaron et ces mlodies ptries de dsespoir. De toutes manires, MDB ont pens tout, puisque le final et riffu Your Shameful Heaven devrait vous remettre les ides en place et vous pousser naturellement vers le rayon "bang your head" de votre discothque.

The angel and the dark river en trois mots : mlancolique, menstruel, pique


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