BLACK SUN - Hour of the Wolf
2006 · Maximum volume records

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gulo gulo
le 13 janvier 2008 (620 lectures)

   Sludgecore Industriel Noise rock

Russ est un type comme vous et moi. Enfin, surtout comme moi ; quelqu'un qui s'est jamais vraiment remis de la dcouverte de la castration publique - comme chacun sait une ide ne pas ngliger pour qui veut russir une soire. D'ailleurs, Russ n'est pas vraiment le genre qui se remet ; plutt celui qui se met dedans, jusqu'au cou, et qui s'en met et barbouille encore partout par-dessus le march, des fois que.

Dans le texte, a donne des "disintegrate to khrist", "your flesh is my enemy", "i wanna fuck you" (et "my only regret is that i ever was born", mais c'est un autre disque), beugls rptition comme de rassurantes certitudes, sur un matraquage de ft bonhomme rendre jaloux n'importe quel gardien de l'ordre public : bestialement hostile et ttu. Irrcuprable, on a dit. Musicalement, a rappelle donc forcment, la plupart du temps, les Swans quand ils taient un groupe rituel, ou du Godflesh avec un son plus menuisier, ce qui revient au mme.
Soniquement ... c'est l qu'intervient un certain James P., un ami de Russell, bassiste caractre de son tat, charg du mix et du mastering ; et c'est un sale coup de bouillon qui nous attend sous sa pogne, monumentalement granuleux comme du Atavist, fleurant bon les copeaux qui voltigent chaque coup de gourdin sur les fts, comme du Monarch!, mais pas chaleureux comme ces deux-l, oh que non malheureux : brlant, anesthsiant faon tord-boyaux que tu sais jamais si c'est ce coup-ci que tu te rveilles aveugle, et dgobillant de la basse comme rarement, en engourdir le sens commun.
C'est par elle, la basse, qu'arrive le vrai carnage, quand elle se met recouvrir et noyer dans son gout les quelques moments o le tempo maussade pique sa petite rougne, et o Russell s'affranchit de sa scansion la Gira pour se mettre hurler comme un loup dans la trempette, ou se permet des eeeeee-ha que ni M.G ni J.K.B au grand jamais n'oseraient, quand toute la ctin des enfers se met ressembler de guingois et pataudement ces trucs de noise cram la Black Elk, juste en version deadly serious, et quelques secondes de l'OD et du vieux renvoi en masse ; quand tout est tellement satur et grumeleux qu'on ne comprend plus goutte cet Unsane d'ouvrier charpentier en chmage trop longue dure, qu'on est tellement marbr d'ecchymoses qu'on ne sent plus l'avalanche des horions et des collisions ... l que Black Sun commence rellement mettre de la bonne ambiance.

Bref ... une chronique assez l'image de l'album : un peu trop parasite par les, ou plutt une rfrence majeure. Curieusement, c'est son quatrime album que Russell a accouch le moins personnel, le sex appeal en rsidant surtout dans le dgoulinant travail de Plotkin.
Russell est un type comme moi, mais faites plutt comme lui que comme moi : ne commencez pas par l l'exploration de la face cache du soleil - mais comme moi esprez que cette phase d'hommage scrupuleux n'en soit qu'une, et que notre (en tous cas mon) evil Phil Collins prfr revienne vite aux succulentes cochonailles avaries qu'taient tous ses prcdents disques, voire nous invente carrment autre chose, comme sur son tout premier.

Hour of the Wolf en trois mots : quarissant, toxique, rvrencieux


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