Nirguna
le 03 juillet 2004 (696 lectures)

   Doom death

Tout commence par une douce introduction le long de laquelle Darren plante le dcor. Puis la douce introduction se mue en une monte en puissance interminable et riche en adrnaline, qui s'achve par l'explosion d'une fureur controle double de mlodies faire se relever la nuit un troupeau de paresseux neurasthniques. C'est sur ce "Kingdom", une des meilleures chansons doom du groupe que s'ouvre cet album riche en satisfactions. Thoriquement, la recette n'est pas trs diffrente de Serenades, mais dans les faits, la qualit est incomparable. Les structures sont plus complexes, la voix est encore meilleure, le tout est plus inspir, btement. Le groupe a compris qu'il valait mieux faire une partie de bon gros doom-death qui tache puis une partie plus atmosphrique que d'essayer de mlanger maladroitement du doom-death moyen et de l'atmosphrique dfrachi. Rsultat, on se perd moins, on arrive suivre, et mme s'intresser aux morceaux. En clair, on peut sans trop se torturer couter cet album en entier. Il possde mme un ct franchement pique qui relance rgulirement l'intrt du disque, surtout si l'on se penche un peu sur les paroles, qui sont pleurer. Ah, We, The Gods (larme l'oeil)... Enfin, je m'gare, mais vous aurez compris que cet album est une perle incontestable, qui porte clairement les germes de ce qui caractrisera mon sens la carrire ultrieure du groupe: une intense beaut double d'un imperceptible sentiment d'asphyxie, de suffocation motionnelle (n'y voyez pas de rfrence Napalm Death, merci).

Pentecost III en trois mots : culte, mlancolique, pique


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