OM - Conference of the birds
2006 · Holy Mountain

Détails

intheseblackdays
le 23 avril 2006 (893 lectures)

Attendu, le mot serait faible pour qualifier cet album. Conference of the birds, je l'ai imagin, fantasm, effleur du bout des doigts dans mes rves. J'ai rong mon frein depuis l'annonce en octobre dernier de son enregistrement, depuis sa date de sortie fixe puis reporte. De quoi attiser une fivre fanatique de plus en plus brlante. Cette attente a pris fin. Mais une question reste en suspend, aprs une coute qui s'est rpte inlassablement. Comment dois-je interprter l'enthousiasme qui m'a pris son coute ? Comme le rsultat d'une qualit proportionnelle son attente, comme la joie l'entente d'un disque rellement exceptionnel ou pire, comme l'aveuglement d'un fan se voilant sciemment la face ?

Voil un groupe qui, en l'espace d'un unique album, a dtrn Electric Wizard de son statut de groupe ftiche mes yeux, me faisant passer un stade de groupiattitude suprieur (ceux qui m'ont crois dernirement auront peut tre compris ce quoi je fais allusion), ce qui n'est pas peut dire. Et les voil qui dbarquent avec un nouvel album contenant seulement deux morceaux, d'une dure quivalente d'une quinzaine de minutes. Autant le dire tout de suite, CotB n'est pas la suite de Variations on a theme, mais son complment. Flight of the eagle exploite les mmes thmes, lyriques ou musicaux, se situant dans la droite ligne d'Annapurna.
La vritable nouveaut, qui surprendra coup sr, de faon plaisante ou dcevante, apparat ds les premires minutes d'At Giza. Cette chanson modifie totalement l'approche du concept musical d'Om, tout en respectant ses dogmes : une rptitivit instrumentale mise au service d'une rcitation quasi mcanique. Exit la saturation qui ne fera son entre que durant les deux dernires minutes, le vecteur principal d'At Giza, le transfert d'impressions se fera essentiellement par la voix de Cisneros, qui l encore change de tonalit tout en restant dans un registre apais. Tout en graduation, gagnant en intensit, ce titre trs spacey, aux sonorits limites folk (voil, le mot est lch) voque irrmdiablement la fin des 60's, le mouvement psychdlique dans toute sa splendeur. Oppressant, fataliste, il n'empche que se dgage de ce morceau une impression de puissance matrise, la basse, aussi simpliste soit elle bnficie d'un traitement sonore sobre mais imposant, tandis que la batterie d'Hakius, qui fait toujours des merveilles rythmiques derrire ses fts, sonne plus vintage que jamais. Vraisemblablement un titre important dans la carrire et le faonnement de l'identit musicale d'Om, une russite, sans conteste.
Flight of the eagle, comme voqu plus haut, sonne comme la continuit des trois prcdents morceaux d'Om. La production s'avre un poil diffrente, le son est plus limpide mais la voix de Cisneros, bien mise en avant sur VOAT, perd lgrement plus son impact, travers l'cho dont elle bnficie, se mlangeant la saturation ambiante.

Conference of the birds impose avec maestria le talent, qui n'tait pourtant plus dmontrer, de deux hommes qui ont, chaque cration, apport plus d'une pierre l'difice slowendien.
Alors, avis fruit d'un esprit lucide ou d'un abruti qui encense ce qu'il a dcid d'entendre ? A vous de vous forger votre propre opinion.

Conference of the birds en trois mots : surprenant, magistral, triomphant


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