PELICAN - The fire in our throats will beckon the thaw
2005 · Hydrahead

Détails

   Post rock

Il existe deux possibilits concernant cet album : soit je suis pass compltement cot, soit il s'agit d'un flop des plus mmorables. Dans tous les cas, je ne comprends absolument pas leur dmarche artistique (enfin je pense qu'il s'agit plutt de ma propension aimer le lourd et ne pas accepter une direction visant taper dans du plus lger). Car si, Pelican, comme le soulignait Nathan Bennett de Capricorns, s'amusait tre un post rock mtallis, aujourd'hui, dans sa glorification, il a oubli le mot metal (encore que je ne suis pas franchement trs enclin l'employer concernant le quatuor chicagoan). L'oiseau a passablement lch du lest durant son envol et une chose est sre, a n'est pas pour me plaire, moi, l'amateur d'immobilisme (j'essaie d'tre un brin honnte, parce que je concde aisment que cet album pourra toucher bien plus de personnes que n'a pu le faire Australasia).

L'album a (trs) sensiblement un ton plus doux, plus arien, en meilleure adquation avec le... gnr "post-rock" (je vais finir par hair ce terme, surtout que ma dfinition de ce genre s'arrte Tortoise. (pas grand chose voir, donc)). Donc on ne s'tonnera pas d'entendre beaucoup plus de gratte acoustique, de retrouver plus d'ambiances thres, et encore plein de choses du genre, qui, en surplus, deviennent vites chiantes. Parce que oui, autant Australasia m'emmenait au-dessus du dsert de Nazca, sans interfrences dues aux secondes qui s'coulent, The fire gnagnagna (rien que l'crire ou le prononcer est d'une perte de temps considrable !), la teinte et l'artwork aquatique, me plonge dans des profondeurs d'ennui abyssales. J'y ressens l'impression d'un manque de structure qui au-del du premier morceau se rvle fortement dsagrable, luttant sans cesse pour s'accrocher la moindre logique qui pourrait subsister du pass (sur Australasia et le premier EP, c'est cette armature lourdingue base sur les riffs qui en faisait des monolithes facilement prhensibles). Les plans, acoustiques, saturs sont enchans sans dclencher le moindre frisson, le moindre vertige, hors exceptions, tels le fameux "March into the sea", qui en perdant sa partie acoustique et longuette devient le morceau le plus accrocheur du prsent disque (pas vraiment un exploit), ou des montes en intensit graduelles (les rares traces de structures) dont le meilleur exemple est le final de l'album, seul passage m'ayant rellement tir de ma torpeur, dommage que ce soit durant les trois dernires minutes. Enfin, si la performance des trois gratteux se passe de commentaires, celle du batteur est impardonnable. Pelican allgeant son son (production limpide), le batteur en a profit pour faire de mme avec son jeu un tel point que c'en devient ridicule. Pelican s'essaie la composition alambique en se basant sur une rythmique katatoniesque (poum tchac, a s'arrte l) et si cela peu arracher un sourire, c'est uniquement de dpit.

Au final, le mot qui me vient l'esprit est "gchis". En sachant que mon jugement se base sur la considration d'un album faisant suite Australasia, et non d'un simple disque de post-rock.

The fire in our throats will beckon the thaw en trois mots : instrumental, rat, post


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