Hard "70s Folk

Ce constat est un peu rude, je le concde, mais je pense que la plupart des personnes citant cet album comme le meilleur Led Zep n'ont cout que celui-ci, uniquement motives par le fameux "Stairway to heaven", ballade infaillible qui a tant servi emballer les filles sur des slows ( une poque plus ancienne que la mienne), tout du moins si celles-ci taient assez motives pour se coller leur partenaire durant ses huit longues minutes.

Je ne veux pas dire par-l que cet album est mauvais, loin de l, il est juste la synthse de la premire priode du dirigeable (la seconde commenant avec le double LP "Physical Graffiti"). Aprs avoir plomb son son sur l'ponyme & "II", s'tre aventur dans le blues pur et le folk sur "III", le disque que nous prsente ici le combo anglais runit les meilleures qualits de ces prgrinations, et s'illustrera forcment dans les ventes, l'une des meilleures mondiales aprs certains Beatles.

S'ouvrant sur deux morceaux rock'n'roll comme ils le soulignent eux-mme dans leur dnomination, quasi boogie par moments, la suite se rvle des plus dlectables.
Votre serviteur est plus que sensible la magnifique chevauche acoustique "The Battle of evermore", inspire du "Seigneur des Anneaux", (l'une des passions de Plant tandis que son confrre se fascinera pour Crowley et ses crits). Ils feront mme appel une chanteuse britannique fort talentueuse, Sandy Denny, pour renforcer la dlicatesse de cette chanson de gestes, qui malheureusement dcdera quelques annes plus tard.
Une triste mais adapte transition pour voquer le titre phare de la carrire de Led Zep'. Un titre folk la monte en puissance progressive, celui hantera plusieurs gnrations de guitaristes et autres fans. Un morceau qui, comme Paranoid, parviendrait presque m'exasprer de par sa sur-mdiatisation, mais bien plus reprsentatif, et aux qualits indniables. Pices acoustiques charnires de l'album, on revient ensuite la fe lectricit et ses kilowatts, avec des morceaux plus enlevs o Plant se fait une joie de dmontrer les capacits de son organe vocal, montant dans ces aigus qui dpartagent souvent fans et dtracteurs.
Les derniers morceaux voluent toujours entre sensibilit folk et marche impriale, "When the levee breaks" se dmontrant tre un parfait brouillon un autre succs du quatuor, le ressuc maintes fois "Kashmir". Les musiciens sont gaux eux-mmes, bons sinon excellents, inspirs, vitant la surenchre, en bref, on comprend parfaitement pourquoi ils ont gagn leur statut emblmatique.

Une chronique dfonant des portes ouvertes, servant plus de pretexte permettre cet album de faire acte de prsence qu'offrant une relle analyse. Mais enfin, n'a-t-on pas dj tout dit propos de celui-ci ?
Un disque marquant, efficace mais trop calibr pour tre honnte.

Led zeppelin IV en trois mots : calibr, lgendaire, synthtique


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