Hard "70s Blues rock

On a tous des disques cultes. Des disques que l'on chrit quelle que soit sa priode musicale. Tout le monde connat ce groupe, chacun nommera une des ses productions comme son meilleur disque : le premier ponyme, Physical Graffiti, le sempiternel IV et "Stairway to Heaven" qui revient toujours ds que l'on nonce son nom dans une conversation. Eh bien, en ce qui me concerne, mme si mon morceau prfr se trouve sur le fameux IV (en l'occurrence "The Battle of Evermore", pas reprsentatif pour un sou, j'oserai mme mivre), mon album ftiche de Led Zep', c'est celui-ci, le "Brown Bomber".
Je ne m'embterais pas retracer l'histoire du combo, dj connue de tous et que je ne saurais rdiger de faon convaincante mon humble avis, ne me prenant absolument pas pour un historien du rock, pondre des pamphlets abominablement incomprhensibles et pdants, ni pour un analyste de haut niveau. Enfin je m'gare. Je me contenterai seulement de vous dire pourquoi j'adore ce disque.
L'absence de Led Zeppelin commenait se faire ressentir sur ce site en partie vaguement ddi au hard 70's ? Eh bien, dbutons par ce II.

Deuxime et dernire fois que le dirigeable apparatra de faon imposante sur une de leurs pochettes, l'esprit rock n roll se dtache clairement des bases blues du premier album (chiant d'avoir laiss sans titres les quatre premiers) et Page se charge de nous assner ses riffs hullulants tout au long de cet album qui offre un panel assez vaste du potentiel des anglais. Aprs une ouverture qui deviendra plus qu'un classique, aux dhanchements jouissifs, on va passer de morceaux boogies de somptueuses ballades, o affleurent une sensibilit exacerbe. Plus besoin de s'tonner en constatant le succs mondialissime auprs des demoiselles de l'poque. Page et Plant sont deux solistes qui viennent s'appuyer sur une section rythmique du tonnerre. Si les deux "stars" et leur compagnon batteur offrent une prestation sonore marquante, le discret John Paul Jones n'est pourtant pas en reste et si sa basse suit le plus souvent les routes traces par l'ombrageux guitariste, son orgue consolide et apporte une touche magique aux crations zeppelinienne. Le quatuor s'aventure dans des contres folk, avant de revenir un acier strident et ravageur, empruntant au heavy rock qu'il est en train de crer conjointement avec d'autres pointures et ses racines blues qui ne s'effaceront pas en l'espace d'un disque. Culott, il va mme s'autoriser l'exprimentation d'un titre quasi compos d'un unique solo de batterie, le terrrrible Moby Dick o l'amiral Bonzo va s'en donner coeur joie. Et que dire enfin du final "Bring it on home", tout en intensit gradue.

Ce II, comme ses confrres, fera l'objet de cas d'cole dans l'histoire du rock, mais s'il marque ce point mon esprit dgnr, c'est qu'il offre enfin la gamme complte et la puissance de feu dont est capable de la machine de guerre Led Zeppelin, prte faire les ravages qu'on lui connat.
Je ne me prends toujours pas pour un docteur es rock, mais j'ai l'impression pourtant d'avoir t incomprhensible. J'aurai prfr que l'un des prposs ce style se charge de cette tche ma place, mais en leur brillante et prolonge (voir inquitante) absence, dfaut d'un expert, il fallait bien qu'un fan se dvoue, c'est tomb sur moi.

Led zeppelin II en trois mots : plomb, rac, efficace


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