[ SPLITS ] - Thy grief eternal / Eternal
2005 · Rise Above

Détails

intheseblackdays
le 22 octobre 2005 (1261 lectures)

   Traditional doom Doom death

Curieusement, Rise Above nous ressortent ces dmos pr-Electric Wizard juste au moment d'un lger sursaut d'activit du sorcier (tourne anglaise, mini tourne europenne, interviews, soit disant laboration du nouvel album.) alors que selon eux, cela fait plus d'une dizaine d'annes que ces bandes moisissaient dans leurs placards. Ca sent l'opportunisme, mais bon, en grand fan, je n'en ai rien battre et suis bien heureux de me voir offrir une nouvelle manne, enfin plutt un objet original, parce cela fait dj quelques temps que ces choses circulent sur la toile.

- Thy Grief Eternal.
Derrire ce nom coucher dehors se cache une entit doom death ultra baveuse. Aucun, mais alors absolument aucun rapport avec le wizard que l'on connat. Le son est sans compromis dgueulasse, touff, trs lointain et il vous faudra pousser le volume assez loin pour entendre les guitares acres se joindre aux craquements du vinyle. On reste un peu sur sa faim car nous sont livrs que deux morceaux mais ceux ci ont une identit clairement dfinie et une aura dfinitivement malsaine. On pourrait comprendre et qualifier Ramesses de retour aux sources si les deux compres d'Oborn avaient jou sur le disque. Mais non, du futur groupe n'apparat que le nabot rondouillard, s'occupant la guitare rythmique et du chant, guttural au possible. 17 minutes qui semblent en durer 30, cris de zombie cataleptique, ambiances brumeuses, cette forteresse d'obsidienne ravira coup sr les fans de son garage ultra dgoulinant.


- Eternal.
On ne nous fournit pas plus de renseignement sur l'volution du groupe, perdant au passage son prfixe. Je pense qu'il s'agit dj du trio Oborn/Bagshaw/Greening, puisqu'en plus de retrouver la "douce" voix dsenchante de Jus, abandonnant dfinitivement les gargarismes, certains morceaux ne sont pas sans en rappeler d'autres, comme le toujours aussi mauvais Chrono.naut qui surgit ici pour la premire fois ou la cultissime intro ". You make it easy" qui reviendra sur "Come my fanatics.. ". On peut galement sourire en coutant la seule reprise du Sabb' ma connaissance par EW, exercice totalement dpourvu d'intrt pour un groupe aussi clairement influenc par la bande de Birmingham. Joue la note prs, avec un son plus crade et la voix d'Oborn, on frle l'ennui. Les autres morceaux sont lents (sans blagues), dans la droite ligne de l'album ponyme, donc cools mais franchement pas de quoi faire un salto arrire en glissant le diamant sur les sillons de la rondelle.

Bilan : Eternal est trs dispensable, voire carrment anecdotique. Oui, Electric Wizard a dbut comme tous les autres groupes avant de pondre des albums sensationnels.
TGE est un document qui retient beaucoup plus l'attention, puisque le genre pratiqu est cent lieues de ce que l'on attendait et de plus d'excellente facture, mi-chemin entre Winter et "Forest of equilibrium".

Thy grief eternal / Eternal en trois mots : baveux, suintant, anecdotique


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