YOB - The unreal never lived
2005 · Metal Blade

Détails

intheseblackdays
le 01 octobre 2005 (1249 lectures)

   Traditional doom Psyché Space Rock

Trop tt. Cet album est sorti beaucoup trop tt, suivant son prdcesseur d' peine dix mois. Et je ne vais pas me faire des amis sur ce coup, puisque je trouve qu' foncer toute allure, YOB en a perdu beaucoup de sa superbe, contrairement aux nombreux avis ravis que j'ai pu lire jusqu'ici. Pourtant si l'on prend cet album part de la discographie (grossissant vue d'oeil) du groupe le plus clectique du genre depuis des lustres, cet album n'a pas de dfaut, il s'approcherait mme de la perfection. L'album conseiller pour dcouvrir la machine.

Seulement voil, ce qui pourrait tre sa qualit principale est aussi son plus important dfaut selon moi. En gnral je serais du genre prner l'immobilisme musical quand un groupe a trouv sa formule. Je n'en ai rien battre qu'il exprimente des trucs louches quand on sait qu'il est redoutablement efficace lorsqu'il se cantonne faire ce qu'il sait le mieux. Hors, la situation est paradoxale dans le cas de YOB. Voici un groupe qui durant ces six dernires annes a bott plus d'arrire trains que nombre de groupes soi-disant rvolutionnaires. Personne ne s'est tromp, puisqu'en l'espace de deux albums et demis, Scheidt et sa paire d'amis se sont vu placs sur un pidestal. Ils ont choisi l'exprimentation comme voie, d'o chez beaucoup des premires coutes reintantes, frlant parfois l'envoi du disque la poubelle. Chaque disque tait alors une preuve qui permettait, ceux qui se montraient les plus persvrants, de dcouvrir et d'apprcier toutes les subtilits de la musique YOBienne.

On s'approche enfin du problme ressenti l'coute de The unreal never lived. On y retrouve, sans aucun absent, tous les ingrdients et la puissance de feu du combo. Guitares ariennes, cristallines, passages aquatiques ou souterrains, basse faisant trembler les murs, ambiances pesantes, sournoises, tragiques ou mlancoliques, section rythmique bien en place et servant toujours d'excellente base aux sonorits planantes du guitariste binoclard. Une magnifique et parfaite synthse des trois premiers disques, sans la moindre surprise.
Les schmas commencent tre connus et c'est sans la moindre attente que l'on subit les riffs rpts l'infini, les passages enchans des voix suraiguës et gutturales de Scheidt (trangement sous mixes) ; les cassures inattendues ne le sont plus. En bref, on s'ennuie ferme ne plus tre prouv comme avant.

The unreal never lived est en quelque sorte le tableau fini succdant aux brouillons qui ont amen le crateur matriser son art avant de l'exploiter au maximum. Il ne fait aucun doute l'coute de cet album que Mike Scheidt sait diriger sa crature du bout des doigts dans la direction qu'il lui indique. Mais comme tout oeuvre, la ralisation finale peut perdre de sa spontanit et de sa surprise pour ceux qui ont pt jeter un oeil aux croquis prparatoires. C'est malheureusement le cas ici. Reste qu'il remplit avec brio son office et permettra d'accrotre sa base d'adorateurs, mais esprons qu'il s'agit d'un pilogue et que le trio se tournera vers d'autres horizons et contres sonores explorer, cherchant tout prix nous faire vibrer comme lui seul sait le faire.

The unreal never lived en trois mots : synthtique, maitris, yobien


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