Traditional doom Stoner Psyché

Beaucoup considrent Dopethrone comme le disque le plus crasant du sorcier. Je ne suis pas de cet avis. Ma prfrence pour l'aplatissage auditif va ce Come my fanatics, premire oeuvre du groupe qui dfinira ce que sera dsormais le style Electric Wizard.

Ds les premires riffs de Return Trip, on peut se sentir aspir par l'entit cosmique que reprsente leur space doom hallucinatoire. Le son au grsillement continu est proprement norme et leur rock psych teint d'un sotrisme certain devient un monolithe physique que l'on voit arriver au ralenti sans avoir pourtant la moindre chance de se dtourner. On n'esquive pas EW, on est l pour s'en prendre plein la tronche.
Poussant la saturation son maximum, voir mme au-del, Oborn et ses compres se dmarquent de leur influences premires, c'est dire le Sabb' en particulier, pour nous pondre une oeuvre qui ne le plagie plus mais en descend intelligemment. EW dveloppe un rock foncirement sombre (sans blague ?), qui transpire le mysticisme et les crits de Lovecraft. Leur mur du son avance inexorablement, basse dcoller les tympans, guitare crachant un flot de dcibels continu et une batterie qui, malgr la force de frappe et le talent de Greening, peine pour se faire entendre et percer cette couche sonore impitoyable.
Oborn offre selon moi sa meilleure (seule ?) performance vocale, voix dsabuse et juvnile crame aux joints, en parfaite adquation avec les riffs ravageurs que Iommi n'aurait pas reni aprs ses derniers albums catastrophiques de cette priode.
Hallucin, hallucinant, EW offre ses amateurs un voyage dans sa caravane de l'trange, direction les dimensions parallles d'o proviennent les Anciens. Un sentiment sournois d'invincibilit mane de ces riffs tapageurs, de ce chant clairement effront, de ces ambiances fumeuses et opaques.
S'offrant mme un interlude tripant voir inquitant, totalement incongru mais ultra voyageur, succdant au magnifique Doom Mantia dont Oborn reprendra la recette plus ou moins trafique sur Dopethrone avec Weird Tales, EW innove et sait se montrer plus qu'attirant derrire cette montagne sonique suffocante.

Cataclysme nbuleux se mouvant au son dsabus des grattes la lourdeur tellurique, au rythme ensorcelant de percussions sauvages et enivrantes, Electric Wizard signe ici l'un sinon son chef d'oeuvre qui lui permettra d'acqurir son statut culte non dmrit.

You make it easy.

Come my fanatics.... en trois mots : lysergique, esotrique, monolithique


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