DEAD WITCHES - The Final Exorcism
2019 · Heavy Psych Sounds

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EyeLovya
le 29 décembre 2018 (12737 lectures)

   Traditional doom Stoner

Un petit miracle de Nol en soi, ce Dead Witches. L'itinraire du groupe djoue les cotes de probabilit avec suffisamment d'aisance pour que l'on s'incline et salue la persvrance qui a pour une fois pay. Oublions vite ce poids mort de Ouija, l'ennui et l'embarras profond qu'il nous a caus, et applaudissons chaudement le dferlement de stoner doom l'ancienne teint de grunge que voil.

Mark Greening accueille un nouveau guitariste, vire surtout son ex du micro ce pour quoi on ne saura qu'tre des plus reconnaissant, et comme prvu, a change tout. Non seulement la section instrumentale, nourrie l'aligot et la terrine, s'est visiblement toffe, exit le riffing maigrelet en conomie d'nergie de Ouija, mais en plus Dead Witches se fend ds le premier morceau d'une tambouille sonore basse/guitare immonde et crasante que l'on reconnatra non sans motion comme directe descendante de ce magma indtrnable paru en 2000 qui porte le doux nom de Dopethrone. Pour l'anecdote, l'album a t enregistr au Chuckalumba studio et masteris par Doug Shearer, ce qui fait dj deux paramtres en commun avec ledit Dopethrone (et Let us prey). Un petit clin dil qui va droit au cur port par un vrai beau riff de vrai beau doom et non pas une nime soupe sous-sabbathienne, ce qui facilite l'indulgence et offre un capital sympathie de base qui ne sera quasiment pas abras au final, tout du moins jusqu' ce que le bonheur de ne plus entendre Virginia Monti ne fane et laisse place la frustration de devoir couter la petite nouvelle, Soozi Chameleone, qui s'en sort pourtant tellement mieux.

Une voix brise qui ne cherche pas trop la pose, que se positionne entre le garage-punk rauque de Courtney Love/Donita Sparks et le timbre doom bluesy fatigu de Lori d'Acid King, a languit gentiment et s'enroue aux bons moments sans en faire des caisses, a colle au son de clodo surpuissant, ce qui est trs apprciable quoi que pass l'engouement premier, l'on retrouve rapidement les mmes dfauts que sur Ouija : savoir des lignes de chant approximatives, alatoires et peu marquantes avec une tendance qui finit par nerver forcer les notes blues et bien pire encore, laisser couler toutes les dernires syllabes vers le bas, ce qui est exactement ce qu'Oborn a commenc faire circa Witchcult Today, soit le dbut de la fin, et srement ce qui est cens donner l'effet sorcire blase sur lequel Greening doit possiblement un peu insister, mais qui ne fonctionne pas et frustre quand elle sape tout le potentiel sleazy-grungy de vieille bikeuse qui pratique ses propres avortements de Soozi. Un effet qui sonne d'autant plus forc en contraste avec la courte pice en son clair chante par l'un des gonzes du groupe, When do the dead see the sun ?, ballade 70's d'une simplicit rafrachissante, douceur psychdlique autant que gospel paen, taille pour les pilogues de vieux films d'horreur, terriblement efficace en milieu d'album. Je suis dur, mais je l'aime bien quand mme, cette Soozi, pas loin de donner ce que l'on peut attendre de mieux dans le female-fronted clochard-doom, c'est dire quelque chose qui ne sera, j'ai beau refaire tous les calculs, jamais compltement adapt au style. Toujours est-il que si Dead Witches continue de franchir l'air de rien de tels fosss annes aprs annes, le meilleur album de stoner doom des annes 2020 devrait sortir, justement, fin 2020. suivre.  

The Final Exorcism en trois mots : contre, toute, attente


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