Derelictus
le 24 décembre 2018 (13217 lectures)

   Stoner

Al Cisneros et les Melvins, il est vident quil fallait bien quun jour ces trois l, oui parce que pour le coup cest Dale Crover qui sest occup de la basse sur ces deux titres et personne dautre, allaient bien un jour fricoter ensemble, parce que dun ct nous avons le groupe le plus lourd des annes quatre vingt, selon Lee Dorrian lui-mme - comme a, je serai parvenu caser Tonton Lee dans une chronique - et de lautre ceux qui avaient mieux saisi lessence musicale mme de Black Sabbath selon Ozzy Osbourne lui-mme - le Madman na pas toujours dit que des neries. Et donc rien de tel que se faire plaisir en reprenant du Black Sabbath histoire de ne pas drouter les fans des uns et des autres. Cest tellement vident dun ct comme de lautre que lon pourrait presque se dire quils ont attendu deux mille dix huit pour le faire, mme si Al Cisneros et Dale Crover ne sont pas leur premier coup ensemble. Alors, comme toujours, lon peut toujours se poser les sempiternelles questions sur la qualit dune ralisation avec des grands noms de la scne, car souvent cest plus la dconvenue quautre chose. Ici, rien de tout ceci, le fait de faire juste deux reprises de Black Sabbath mais en choisissant deux de leurs titres les plus connus, avec mme un petit bout de Under the Sun sur le titre ponyme, montre surtout quils avaient envie de se faire plaisir et de rendre par la mme occasion un bel hommage au groupe de Birmingham. Cest russi, videmment, avec un style trs scolaire, trs zlote si je puis dire, si ce nest que cela sonne videmment plus gras au niveau des guitares, mais avec ces deux-l aux manettes ce nest pas surprenant. La batterie de Dale Crover rsonne toujours aussi bien et lon se rend compte que sa frappe de mule et lintelligence de son jeu nont rien envier dautres. Al Cisneros reste dans ce type de chant trs arien, plutt dans ce quil a dmontr avec Om ou sur le titre Giza Butler de The Sciences, soit ce vieux sage qui consent descendre de sa sainte montagne et de ses mditations pour gratifier le monde de ses prches. videmment, King Buzzo vient lui rendre main forte de temps autres, rajoutant un petit ct freak tout ceci, parce que ce Sabbath est orn du sceau Melvins, quoique lon puisse en dire. Cest videmment un dlit diniti tout ceci, un peu court car lon sattendrait presque avoir un album complet de reprises, en laissant pour le coup Al Cisneros la basse, nanmoins, cela fait rellement plaisir. Cest toujours a de pris en ces temps de vaches maigres.

Sabbath en trois mots : melvins, sleepy, melvins


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