MANSION - First Death of the Lutheran
2018 · Mansion records

Détails

EyeLovya
le 16 décembre 2018 (23826 lectures)

   Traditional doom Gothique Rituel

Le concept, esprons l qu'il s'agit bien d'un concept, de ramener la vie travers leur musique une secte chrtienne finlandaise des annes 1920, le Kartanosme, qui prnait un asctisme extrme et violent toujours apparemment suivi de nos jours par quelques indcrottables survivants du culte, c'est superbe. Sur le papier en tout cas.

D'aprs le peu de renseignements trouvs sur la toile, les kartanostes avaient une spiritualit dure rythme par des prires nocturnes bruyantes et interminables, genoux, qui finissaient en se frappant le crne contre le sol ; la punition, l'attente avide de l'Apocalypse et du chtiment divin des impies taient le moteur du culte. Facile d'imaginer le genre de doom qui collerait bien une telle vie, pas vrai ? Un truc dcharn, monotone et famlique avec un chant habit et monocorde, grave, sans nuance, une version fminine de Michael Gira, un truc bien sec, totalement gris aux sourcils froncs et figs dans une svrit inamovible. 100% ma came. Mais non.

C'est rat, Mansion rate compltement son objectif, et y va d'une instrumentation beaucoup trop riche sur fond d'opulence de synthtiseurs/choeurs/bruits d'ambiance, en plus des pianos, violons, saxophones, etc. qui donnent leur couleur aux diffrents titres : asctisme,on repassera. La chanteuse principale pourtant russissait rester dans un registre relativement sobre, et on lui pardonnerait volontiers la lgre exagration de l'aspect sorcire, sur les premier titres en tout cas, mais l encore, on empile les couches et tout le monde donne finalement de la voix, ce qui est sympa quand a suit la ligne de chant comme un refrain liturgique, mais quand chacun chantonne sa mlodie dans son coin et finit de transformer la vieille glise humide de campagne en bois moisi en une somptueuse cathdrale de marbre, a craint.

L'exemple le plus frappant et frustrant, c'est cette tentative malheureuse de reprendre The eternal de Joy Division. Tous les lments sont l pour que a fonctionne merveille et donne des allures de Tiamat-funeral doom au dj trs funeral original : chant blafard, mlodie pauvre sur guitares crasantes deux notes et rythme endeuill. Mais voil que ces cons-l y balancent des cuivres antiques, des pianos la Robert Miles, des churs et des effets  vagues qui s'clate sur la jete  de partout et ruinent de fond en comble leur propre bonne ide.

Et ce n'est pas comme si, hors contexte kartanoste, cet t diffrent en quoi que ce soit, il y a simplement trop de strates sans le moindre bnfice sur le produit final. Sans parler du fait qu'en fin d'album, leur naturel finlandais revient au galop et de l'occulte chrtien over the top ils passent du doom rock beaucoup plus classique et...catchy...avec la basse double au synth sur un son bien lctro... Faute de got sur faute de got.

First Death of the Lutheran en trois mots : rien, qui, va


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