CULT OF LUNA - Eternal Kingdom
2008 · Earache records

Détails

Derelictus
le 12 septembre 2018 (7938 lectures)

   Post hardcore

Sur une chelle de deux soixante seize, et l je prfre prendre large:

- de deux soixante et onze, on nous promet une sorte de retour en arrire aprs les plus nuancs Salvation et Somewhere Along the Highway, comme on avait pu lentendre lanne prcdente sur un certain Given to the Rising, cest assez vident si lon joue au petit jeu des comparaisons, et notamment dans ce domaine musical. Mme si, videmment, comme il est souvent le cas avec ce genre deffets dannonces, ce nest pas du tout un rel retour aux sonorits des dbuts, lon est mme assez loin de la virulence et de la sensation dtouffement que lon pouvait avoir sur lponyme et sur The Beyond. Nanmoins, il y a tout de mme quelques signes de pas en arrire par rapport lalbum prcdent, avec un retour plus en avant de la matire plombe, et, en parallle, moins de moments purement post rock, mme si lalternance entre passages ars et dautre plus contenus est de mise, comme lon pouvait sy attendre. Le tout est saupoudr dune fausse vraie histoire dun recueil crit par un alin et retrouv dans leur local de rptition histoire de donner corps une sorte de concept pour cet album. Cest un vrai pige cons cthistoire-l. Las, mme en dpit de cela, a ne prend pas.

- de soixante douze soixante quinze, lon se permet quelques avances qui marqueront les deux albums suivants, je pense notamment cette place donne aux lments lectroniques, mme sils sont assez disparates, ou bien encore ces riffs hachs assez symptomatiques des sudois. Lon se permet aussi lincursion dinstruments traditionnels sur tel ou tel morceau, ou sur tel ou tel interlude, dont des cors et des trompettes, un peu la manire dun The Road of Sovereignty, histoire darer lensemble, de lui donner un ct un peu plus champtre. Cela se ressent enfin sur la manire dagencer les trois guitares, qui font preuve dune certaine inventivit. Ce nest pas faute davoir essay, et lon ne peut reprocher loctuor de se saigner aux quatre fromages, ni de vouloir exprimenter, et encore moins de rendre parfois les choses un peu plus alambiques, mais lon sent que tout cela patine un peu, et que le ct monotone, - doux euphmisme -, du chant de Klas Rydberg naide nullement en cela pour donner un peu de frissons tout ceci, ou, tout du moins, un supplment dme suffisant. Donc, a ne prend toujours pas.

- et seulement soixante seize, on peut commencer apprhender les choses sans sennuyer, mais cest uniquement le cas sur Ghost Trail, Curse et Following Betulas o lon se laisse prendre au jeu sans avoir limpression de perdre son temps, ni de devoir relancer de quinze.

Eternal Kingdom en trois mots : en, avoir, gros


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