Krokodil
le 13 août 2018 (15180 lectures)

   Sludgecore

Sr qu'avant toute autre chose, il faut dj parvenir braver sa pochette mongolo-beatdown-thugcore (prdateurs urbains encagouls, M16, typo la Nas, derniers prparatifs avant le braco... on se croirait presque dans le salon de Seth Gueko) ; parfaite en guise de douane esthtique, et parfaite dans son cheap somme toute assez sludge... Mais une fois ladite pochette brave et les dernires apprhensions parties avec la chasse, l'on dcouvre un petit groupe de passionns de -(16)- et de vieux Iron Monkey qui ont eu la bonne ide de troquer un capital criminel et un excdent de testo (qu'on laissera volontiers au nouveau Iron Monkey) contre une bonne batterie de dmons intrieurs et d'anxit maladive vacuer cote que cote, conditionns qu'ils sont par un environnement que l'on imagine assez prcarisant (pure supposition dans la mesure o je n'ai pas trouv la moindre information sur eux, ni sur les rseaux, ni ailleurs, si ce n'est qu'ils viennent de San Diego et que San Diego a craint). En ralit, au-del de quelques moments de tension pas loin de titiller le Grief de Miserably Ever After, et d'un midtempo si stagnant qu'il ne sonne ni compltement sludge ni compltement hardcore, rien de vritablement ouf signaler si ce n'est ce chanteur au phras bovino-borderline poustouflant (qui finalement justifie lui seul que l'on s'y attarde quand mme), sosie vocal s'il en est d'un certain Morgan Mechling (Bone Dance), venant sublimer de ses rles rsigns et de sa brutalit toujours sur le fil du rasoir des instrus marqus par un groove aussi basique que contondant (Will Haven, vous dites ?).

Sludge de ghetto offensif, certes, sludge de ghetto dpressif surtout (banlieue triste est dj copyright, donc...)    

Underneath en trois mots : , couteaux, tirs


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