ISHMAEL - Hell is Empty and All the Devils are Here
2012 · [ autoproductions ]

Détails

Krokodil
le 29 avril 2018 (15147 lectures)

   Sludgecore Freak doom

En dehors du titre rfrence Anaal Nathrakh (que ce soit prmdit, important, porteur d'un message significatif ou pas, j'en sais rien, et j'ai pas le courage de mener l'enqute) et d'une introduction qui aurait sans doute mieux fait de figurer au gnrique d'ouverture d'une bouse comme Insidious, le seul et unique album de nos anglais, les regretts Ishmael, reste quand mme une sacre offrande pour quiconque aime son doom esthtiquement proche de la pourriture. En l'occurrence, une fois que les instruments trouvent leur rythme de croisire (de dcomposition si j'ose dire)(et ils le trouvent assez vite aprs ladite introduction, dans une sorte de fausse lenteur faussement inoffensive), l'on plonge aussitt dans les ruines d'un gout mental sans issue, prt brasser des litres de neurones liqufis par trop de cocktails de drogues de synthse, dans un pais mucus au parfum de vies gches et de vieux Monarch (ceux qui disent Salome, vous prenez votre plus beau lance-flammes et vous me les griller sur place) : mme viscosit proche de l'intenable, dans la plus pure tradition du Southern Lord de la belle poque, mme guitares qui transcendent le morne et l'art du fossoiement, et mme harpie en phase terminale pour assurer le leadership ... Car oui, on a peut-tre oubli de le mentionner, Ishmael est bien un groupe de FFD, et Dani Hawkins est bien une sacre putain de growleuse (dans un registre effectivement plus guttural et ftide qu'milie Bresson), capable de s'poumoner dans un flux continu semblable celui du pre Hayward, la gorge obstrue par les remontes gastriques, le crachat agressif comme de l'acide chlorhydrique, avec une acrimonie constante et l'esprit de conqute d'un volcan fraichement rveill parti pour ensevelir le monde de sa chair brlante... D'ailleurs, en parlant de brler, le son n'est pas totalement tranger cette agrable impression de fondre lentement mais srement dans un coulis de magma noirtre ; rondouillet, dense, chaud, presque chocolat, typique des adorateurs du sacro-saint mur d'ampli et du gourou SOMA. Et l aussi, en parlant de ce brave monsieur, certains dtails guitaristiques n'chapperont pas aux oreilles duques - et ponces par l'usage rpt d'un certain Things Viral - notamment ces quelques stridences maladives qui envahissent discrtement la magnifique(-ment moche) Little Bones, et viennent presque illuminer, voire embellir, un disque relativement homogne et dgueulasse. 

Bref, rien de particulirement original ou nouveau ici (pas franchement un mal quand la qualit de la composition est telle que l'on pourrait aussi envisager l'une ou l'autre comparaison avec Burning Witch...) mais rien qui ne justifie que l'on esquive les anglais plus longtemps... Car niveau austrit, dpression morbide et extrmisme doom, on aura rarement eu le privilge de goter pareille confiserie pour les oreilles.

Hell is Empty and All the Devils are Here en trois mots : fallait, pas, splitter


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Avis des auteurs

Excellent
Excellent