Caligula
le 06 avril 2018 (33915 lectures)

   Traditional doom Black metal


Bon, pour une premire chronique, je vais commencer par quelque chose que je connais.


 Imperium, groupe fond en 2017 Los Angeles, nous livre donc ici un premier album, utilisant un thme bien particulier. Le concept de cet album tourne ce propos entirement autour de lunivers de Warhammer 40000, univers cr par la socit Games Workshop il y a plusieurs dizaines dannes et encore clbre aujourdhui pour sa noirceur : Car vous vous en doutez,  Warhammer 40000, comme son nom lindique, ne fait pas dans la dentelle. Cest un univers violent, sanglant, avec des conflits aux propensions dantesques opposant des factions disposant de ressources titanesques telles que lImperium de lHumanit ou les vaisseaux-mondes Eldars. Cet univers, caractris par son ct tnbreux et gigantesque, voire totalitaire (sa devise est  dans les tnbres dun lointain futur il ny a que la guerre ..) offre donc facilement beaucoup dides pour ceux qui veulent lutiliser dans le cadre de musiques extrmes.


Il a de plus dj t utilis par le pass dans le Metal, notamment dans les premiers albums de Bolt Thrower (Realm of Chaos surtout), mais cest la premire fois quil est trait sous cette forme. Car ce quon ne peut pas reprocher Imperium, cest de ne pas avoir compris les enjeux de ce concept : Ds les premires notes de  Dawn in the 41st Millenium , on comprend que le groupe amricain a parfaitement compris comment exprimer cette atmosphre de conflits permanents et de dictatures oppressantes. Parfois touffant, parfois grandiose et mme parfois un peu kitsch, Imperium utilise son mlange de Doom et de Black Metal de manire maitrise, dlivrant pendant 38min une musique rptitive, mais efficace qui est de plus desservie par une production de trs bonne qualit.


Le mlange de Doom et de Black Metal fonctionne relativement bien, le Doom apportant sa lourdeur et sa rptitivit, et le Black Metal servant apporter quelques soli trs agrables, comme celui du dbut de  Night Haunter  par exemple. Les vocaux Black Metal sont dans la tradition du style, et contribuent encore plus cette atmosphre tnbreuse et sans espoir.  Le ct Black Metal permet de plus, par ses multiples soli notamment, dviter de rentrer dans le Funeral Doom lambda et dapporter un certain dynamisme dans certaines compositions, linstar de  Mournival  ou  Night Haunter o les acclrations typiquement Black apportent de la varit . Certains morceaux tendent lorgner vers un style plus quun autre, mais on trouve de manire gnrale un certain quilibre dans la composition, mme si on peut reprocher au groupe la dure de lalbum, qui peut sembler assez courte pour certains. (Dont moi)


En plus de cela, quelques additions, comme lutilisation dun synthtiseur et de churs renforcent la fois laspect grandiose et parfois kitsch qui caractrise WH40k.  En fermant les yeux, on arrive imaginer les btiments gothiques des cits-ruches, les combats spatiaux entre vaisseaux ornements, et les failles Warp donnant vers des abymes de dmons infernaux. On se sent vraiment plong dans lunivers, mis le problme est alors quil faut connatre celui-ci pour apprcier lalbum de manire totale.


On peut donc retenir de cet album quil matrise son sujet, en utilisant certes des techniques prouves (vous ne trouverez pas de grandes innovations si vous tes un habitu du Black Metal ou du Doom), mais quil sait utiliser de manire mesure, pour servir son propos qui est de retranscrire un univers parfois assez difficile rendre vivant, mais qui peut savrer terriblement accrocheur.

 




God Emperor en trois mots : Oppressant, Grandiose, Warhammer 40k


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