ORCHID - Capricorn
2011 · The Church Within

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EyeLovya
le 28 février 2018 (370 lectures)

   Traditional doom Hard "70s

On ne naît pas adorateur de Black Sabbath, on le devient. J'imagine que tout le monde ici a fini un jour par acquérir les six magnifiques premiers albums du groupe, qu'ils trônent au milieu des étagères sereinement comme les parrains et pères biologiques qu'ils sont de tous les autres disques qui rayonnent autour d'eux, et que votre discothèque soit admirée quotidiennement ainsi qu'une sorte d'arbre généalogique du plaisir auditif. Soit, si vous ne possédez pas encore les-dits albums, ça viendra, mais je peux déjà vous garantir sans trop me mouiller que les mecs d'Orchid les ont poncés et reponcés dans les platines.

Orchid, c'est ce mec gentil que l'on aime bien mais qui est un poil trop collant et gagnerait à se construire sa propre personnalité. Un premier album à prendre comme un blind test si vous êtes férus du jeu et de Black Sabbath comme je le suis : ça n'est pas bien compliqué, les titres des morceaux sont assez explicites, certains riffs reprennent sans honte ceux de Iommi, soli de guitare dédoublés comme les siens, son de basse N.I.B., même le synthé de Who are you est repiqué (sur Electric father, qui reprend pourtant presque note pour note...Electric funeral), et les lignes de chant qui finissent par nous faire penser qu'ils se foutent un peu de la gueule du monde (Albatross vs. Caravan), seul le timbre de voix reste finalement relativement éloigné de celui d'Ozzy. Ce n'est pas un mal, Theo apporte une touche heavy metal scandinave bienvenue, avec un appétit pour l'occulte qui ne demande qu'à être satisfait, plus éveillé et envieux d'en découdre que ce bon Ozzy.

Pour ce qui est de la récitation donc, Orchid excelle, il sont irréprochables et figurent probablement parmi les meilleurs rejetons du Sabb. Ils excellent même quand, sorti de nulle part, ils décident de faire chuter l'accordage et de pomper le riff de Boris des Melvins sur Cosmonaut of three. Ce qui pêche, c'est quand ils sortent du carcan familial pour apporter leur touche perso : d'un coup ça manque terriblement de riffs, on part sur des descentes d'accord classiques avec chant épique et tout sonne soudainement très banal. Heureusement les vieux réflexes sont difficiles à perdre.

Oui je sais, j'ai dit plus haut qu'ils gagneraient à se construire leur propre personnalité, j'avais tort, ou pas, je sais pas. Difficile parfois de faire la nuance entre œuvre originale et vulgaire tribute, mais dans les deux cas, il faut reconnaître que c'est bien fait et que le plaisir est là.

Capricorn en trois mots : Orchid, Bloody, Orchid


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