Krokodil
le 08 janvier 2018 (512 lectures)

   Sludgecore

La vache, ce son ! Ultrapimpé, certes, et bien conforme aux nouvelles normes entrées en vigueur en terres extremodoom, mais bon sang, ce qu'il claque ! Pas simplement lourd pour être lourd, et faire comme quasi tous les rejetons accordés aux frontières du plausible de Will Haven, avec leurs petites réglettes et leurs gros stacks, mais bien lourd de générosité et de gourmandise - à l'image de sa joyeuse pochette - et lourd de la plénitude dont il innonde bientôt votre coeur ; lourd presque dégoulinant, quoi. Un son à la fois dense, orageux, granuleux, délicatement fuzziesque, avec juste ce qu'il faut de phasers bien psyché par-ci par-là, pour accroître juste ce qu'il faut son potentiel de destruction neuronale de masse (déjà copieux à la base cela va sans dire)… Oui, ce foutu son vient vous cueillir avec ces gros bras moelleux, vous conduit directement à la source de ses hallucinations, en forme de champis nucléaires, vous fait déguster diverses drogues à divers degrés de dureté, avant de vous plaquer au sol et de s'asseoir sur votre cage thoracique, jusqu'à ce que vous recrachiez vos poumons par la bouche … Mais voilà, Coffin Torture n'est pas qu'un gros son, ni un autre rejeton de Will Haven (peut-être davantage de Thou ou The Body ; voire des deux ensemble) : Coffin Torture est surtout un groupe à putains de riffs, armés d'une doominess de vétérans du LSD, façon Warhorse, et blindés d'un groove pour le moins tonitruant, à vous faire chanter un volcan et danser un cimetière. D'ailleurs, l'introduction d'un titre comme "Bolted Down, Boiled to Grease" (pour n'en citer qu'un parmi tant d'autres du même calibre) rappellerait presque un certain Love From With The Dead, autre album réputé pour sa lourde et fière allure. Quant au reste ? Bah encore des putains de riffs qui ramonent et fissurent en profondeur et encore des météorites qui vous tombent sur la tronche, double pédale et grosses guitares à la méchanceté chirurgicale, simili-beatdown-ultrasick sculpté dans la fonte : en fait, on est pas bien loin de frôler carrément le tambourinage divin de Buster de qui vous savez. Bref, Coffin Torture vient de sortir son premier disque, il s'appelle Dismal Planet, clin d'oeil à Grief ou non, la sanction est la même, du gros kif. Allez, replay - pour la combientième fois déjà ?

Dismal Planet en trois mots : transcender, le, plomb


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