PYLAR - Pyedra
2016 · Alone

Détails

gulo gulo
le 26 octobre 2017 (457 lectures)

   Traditional doom Drone doom Rituel

Du fait de certaines sonorités - les cordes, grinçantes et piaillantes - et la sensation de menace qui s'y veut attachée, Pyedra peut faire superficiellement penser à Wolvserpent ; mais Pylar étant des cousins d'Orthodox (dont au passage les guitares ne le cèdent à aucun violon, lorsqu'il s'agit de menacer en grinçant), le rituel sacrificiel qu'ils pratiquent ici, nécessairement, porte davantage les tonalités du sabbat à moustache, et celles-ci elles-mêmes se voient mises en couleur à la façon peplum majestueux - superbes cuivres - qui caractérise le Sud - du Paradis et de l'Europe.

En fait, Pyedra est peut-être tout simplement le disque qui fait le mieux le trait d'union entre Orthodox et Pylar, ou alors le disque qui prend le meilleur Sabbath dont sont capables les deux, le nettoyant des penchants à battre la campagne des deux, l'infusant de la juste mesure de magie et de sacré dont sont capables les deux mais sans verser jamais dans la théorie religieuse, pour rester toujours sévèrement guidé par une ivresse qui exclut le délire - autre que celui qui est le grouillement de la magie... Une sorte de suprême réussite doom, dans la langue de cette famille-là, un album discrètement contemplatif et rêveur mais sans perdre de vue jamais la théâtralité et la solennité qui seyent - superbes cuivres en vérité, qui calligraphient le lien entre Celtic Frost et l'Espagne en passant par Satyricon et Foetus -, la déglaçant simplement d'une subtile mais solide larme de musique plus ambiante, de jazz liquoreux - bref, changeant le doom en vin rouge au goût de sang.

Pyedra en trois mots : hiratique, vespral, tragique


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