Krokodil
le 08 juillet 2017 (361 lectures)

   Sludgecore

Trêve de japonneries ? Même pas en rêve. Sithter ? On va difficilement faire plus EHG-worship, à part D.A.M.N. de Greenmachine. On va surtout difficilement faire plus ambigu quant à la nature réelle du worship, qui tient ici autant de l'amour inconditionnel que de l'escroquerie pure et dure, et sachez pour votre gouverne que l'usurpation d'identité est un crime grave ; c'est pas moi qui le dit, c'est le code pénal. Bref, dans aucun club de karaoké au monde, vous ne trouverez meilleure imitation d'Eyehategod, pas même chez les Iron Witch du début, qui pourtant mettaient déjà la barre très haut, question louchage sur la copie du voisin. Tout, le son, les riffs déconstructivistico-boweresques, le jeu de batterie d'un Joey LaCaze réincarné, le chant - putain, est-on vraiment sûr qu'il ne s'agit pas de l'honorable Mike IX Williams !? - je dis bien tout, renvoie à EHG. "Sithter" qu'ils s'appellent. "Sithter" qui se prononce Sister, comme dans "Sister Fucker" - fucker que vous retrouverez (comme par hasard) dans le nom de l'album, : autrement dit tout comme EHG et tout comme dans Take As Needed For Pain, disque avec lequel nos amis se couchent tous les soirs, après la petite prière pour le dieu du swamp et le petit suppositoire à la méthamphétamine. Maintenant, faut être franc, Sithter, on les traite d'escrocs, de copieurs, bla-bla-bla, ils ne sont ni plus ni moins que sosies, et être sosie est un métier comme un autre. D'ailleurs vaut mieux être doué dans sa discipline de sosie, sinon pas sûr de remplir autre chose que le premier rang de la MJC d'un trou paumé un soir de semaine (comme un vrai groupe de sludge ?)... Allez, entre nous, Sithter, ils sont limite aussi vrais que l'original. Je veux dire... calez donc un titre de Evilfucker au milieu d'une playlist constituée à 99,9% d'EHG, vous n'y verrez que du feu.

Evilfucker en trois mots : sosie, de, star


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