EVOKEN - Shades of Night Descending
1994 · [ inconnu ]

Détails

Sinical
le 16 juin 2005 (769 lectures)

   Doom death

Avec cet EP, premier effort d'un groupe dsormais class parmi les rfrences du genre quoi qu'on en dise, tout commence vrai dire plutt mal....une intro pas forcment trs inspire, genre dark ambiant de base, bien-le-bonjour-vous-tes-le-bienvenu-dans-mon-honorable-caveau, et le premier morceau qui dbute avec un riff type gros boeuf qui vient de se mettre au death metal.
Arriv ce stade, on se dit: "bon, les premiers essais sont aprs tout des premiers essais, l'erreur est humaine, c'est pas grave, on peut leur pardonner la vue de ce qu'ils ont donn par la suite".
Mais dpass ces quelques trois minutes environ d'hsitation et de perplexit lgitimes, tout rentre dans l'ordre. Et l, soit on connat dj le groupe, et on est pas surpris; soit on dcouvre, et alors l je gage qu'on se prend une baffe. Ce qu'il y a de bien avec le death doom (ou doom death c'est comme on voudra, selon les susceptibilits et les prferences de chacun), c'est qu' la base, la recette est relativement simple. Ce qu'il y a de moins bien, c'est que relativement peu de groupe parviennent l'appliquer, mme (et surtout dirais-je) aprs de multiples tentatives (mfaits?).
Or ici, et ce ds le premier essai, tout est parfaitement sa place. Et non seulement tout est parfaitement sa place, mais on est surpris par l'authenticit et la personnalit du groupe et de sa musique. Il n'y a rien de fondamentalement rvolutionnaire. Seulement, le tout sonne extraordinairement original.
Et pourtant, comme je le disais, tout cela est relativement simple. Des riffs plombs tranassant, une batterie lourde comme une enclume, un tempo pachydermique tout ce qu'il y a de plus classique, des grunts profonds alterns quelques sussurements, bref, du dj vu quoi.
Mais il y a autre chose. Il y a notamment cette reverb, qui donne un ton trs spulcral, caverneux. Il y a ces quelques notes joues en arpge, prodigieusement bien places entre deux riffs primitifs, l'enchanement si vident. Il y ces quelques envoles lyriques appuys par un clavier des plus austres. Il y a ces brefs acclrations massives, imposantes, brusquement interrompues par des silences angoissants, tnbreux, mais incroyablement esthtique et voluptueux.
Pour finir, ce "Shades of Night Descending" est un premier essai parfaitement russi et matris, avec peut tre une ou deux incongruits de-ci de-l, mais rien de bien important. Ne serait ce que pour l'ultime morceau, "Into the Autumn Shade", tout doomster respectable se doit d'y jetter une oreille attentive. Ce morceau, c'est tout l'esprit, toute la philosophie d'Evoken rsume en 9 et quelques minutes. Une musique simple, mais incroyablement bien arrange et puissante.

Shades of Night Descending en trois mots : spulcral, caverneux, tnbreux.


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