EyeLovya
le 30 décembre 2016 (965 lectures)

   Traditional doom Stoner

Ce type de doom reprsente tout ce que je mprise dans ledit style, autant que ce soit clair ds le dpart, et qu'on n'aille pas m'accuser de bashing gratuit : cette chronique, je la fais pour vous, chers lecteurs, vous qui valez bien mieux que ce Ouija et qui avez mille autres meilleures manires de perdre votre temps qu' l'couter.

Dead Witches c'est le dernier projet de ce loup-garou de Mark Greening, fond avec sa petite amie Virginia Monti (chanteuse de Psychedelic Witchcraft, inconnu au bataillon), dans le but de montrer ce btard de tonton Lee qu'il n'a pas besoin de lui ni de personne pour taper dans le lourd et l'occulte. chec total. TOTAL.

Tout est mollesse et dcrbration tlvisuelle, la plus nervante qui soit, dj dans ces riffs en jous en dilettante (R.I.P. Greg Elk, dcd fin octobre 2016) qui ne sont, sauf rares exceptions, que des suites lambda de powerchords maigrelets, une norme tare de composition qui est prcisment le mme dfaut que l'ennemi numero uno : With the dead, ceci prs qu'eux, au moins, avaient la puissance du son comme unique intrt. Franchement, je ne comprends mme pas comment un mec qui a un tout petit peu roul sa bosse dans le milieu et un tout petit peu accompagn quelques uns des meilleurs disques du style, encore aujourd'hui, peut tolrer une musique aussi balise et chiante.

lment de rponse dans la prsentation, il y a sa meuf dans l'histoire, qui, on y reviendra, est, comme malheureusement craint, le truc le plus insupportable dans cette musique. Et qui a un peu vcu connat les concessions douloureuses que l'on peut faire pour sa moiti, et peut imaginer la tendresse exponentielle qu'on lui crditerait aveuglment quand elle n'aurait que 24 ans et lui bientt 40.

Pourtant mme Mark parat ne pas y croire, comme s'il jouait gentiment sans y penser en regardant une nime fois L'exorciste la tl pour passer le temps. Quasiment en permanence sur la ride, sans mme prendre la peine d'appuyer un peu les riffs dans leur potentielle lourdeur, ses petits breaks classiques sur les toms, on est en terrain plus que connu et dsert de tout feeling.

Et puis donc Virginia, la petite italienne. L'oreille curieuse que j'ai jet Psychedelic Witchcraft m'aura laiss un souvenir plutt agrable, frais et fleuri en fait, rien de doom, plutt du rock fin 60's avec une teinte giallo pas dgueu, mais que nenni ici. Il est possible que j'exagre un poil avec la piste instrumentale, aprs tout il n'y a rien qui ne puisse tre illumin par un chant adquat, mais on passera bien ct pour cette fois : Virginia chante au travers d'une overdrive et force sur sa voix, ce qui ne donne rien de menaant mais plutt quelque chose d'agaant comme les auditions de la Nouvelle Star quand les jeunes filles en font des caisses pour rien, sans oublier que c'est encore plus inadapt dans le doom. Ajoutons a des mlodies interchangeables sans la moindre stimulation des aires de mmorisation du cerveau, et on obtient le meilleur rsum de Ouija, tout ce dlire d'imagerie et d'influences de sorcellerie, de films d'horreur et tout ce teasing internet pour attards (heaviest occult psych superbeast to see light this year, Dead Witches will take you to another world, rien que a) pour que a se conclue sur cette daube (dis-je avec une grimace de ddain) ?? Tssss... sans l'argument vente Mark Greening, ce groupe comme les mille autres serait pass totalement inaperu et 'aurait t aussi bien pour tout le monde.  

Ouija en trois mots : plat, dechez, plat


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