intheseblackdays
le 11 juin 2004 (1012 lectures)

   Traditional doom Hard "70s

Par o commencer ? C'est moi qu'incombe la lourde tche de chroniquer le dbut du dbut, la gense de ce qui fait que nous sommes l nous interroger sur le doom, et le metal en gnral, le pre des pres. Et je suis l me demander comment russir traduire, exprimer la lgende sans blasphmer ou raconter d'inepties.

D'un simple groupe de blues rock basique, "quatre idiots de Birmingham sachant peine crire leur nom" (® Ozzy) ont dcid de passer un groupe de rock sombre, de produire de la musique d'horreur. Imaginez la raction l'poque, en plein priode post woodstock. On y prnait l'amour, les fleurs et autres "youpi tralala", et voil que dbarquent quatre gugusses qui chantent leur gloire satan. Rejets par la critique et les personnes de "bon got" de l'poque, ils vont remporter un succs considrable chez les jeunes qui y verront une nouvelle forme de rbellion. Ce succs logique se rptera dans les dcennies suivantes, comme d'autres groupes l'auront compris, comme dernirement Slipknot (et oui).

Mais revenons nos moutons. En ce 13 fvrier 1970 sort un joyau de heavy metal, premier du genre, encore tremblant sur ses bases. Contrastant avec le hard rock presque "joyeux" ,oserai-je dire, de Led Zep, l'ambiance sombre est rapidement instaure ds le premier titre ponyme, o retentit dans le lointain une cloche, au milieu d'un orage d't, si cher aux adorateurs du bouc de Mends.
Ce titre aura un impact bien plus consquent que la cration du metal. Tony Iommi et sa bande viennent de crer dj un sous genre : le doom-metal. Tout les ingrdients sont runis : Lenteur exagre, riffs si caractristiques qui deviendront indissociables du Sabb', ambiance funbre et glauque, une basse lourde, ronde et grave, une batterie sobre, imprimant le rythme des psalmodies infernales et pour finir un chanteur hallucin dans sa rcitation des vers pervers d'invocation malfique.
Les deux titres suivants, bien que moins sombres, entreront galement dans la lgende pour leurs riffs imparables et leur empreinte laisse dans le monde la crativit metal. Les textes drangs d'Ozzy Osbourne seront galement de trs importants acteurs du succs, traitant ici tour tour de sorcier malfique et d'une nouvelle de Lovecraft sur les mondes cosmiques accessibles travers le sommeil. Black Sabbath est en train de dfinir les rgles du metal que nous apprcions aujourd'hui, une sorte de tables de la loi.
Vient ensuite sans doute l'autre plus grand succs du Sabb' avec "Paranoid" : "Nativity In Black", au riff de basse anthologique aussi facile mmoriser que le morceau est difficile jouer pour le bassiste dilettante que je suis.
S'ensuivent des morceaux plus classiques, plus proche du blues encore pratiqu au dbut que de l'entit sombre et provocatrice que deviendra le groupe par la suite. On peut nanmoins y distinguer des ingrdients qui feront leur marque de fabrique : mlange de grattes sches mlancoliques et satures, guimbarde rajoutant au cot dcal, basse folle.
l'album se termine par "Wicked World", plus dans le ton de leurs futures ralisations, au riff martelant, et aux lignes de voix typiquement Ozzy.

Je pourrai m'tendre durant des pages sur ce groupe et cet album, sur l'influence qu'il a eue sur ma vision de la musique et en particulier du metal. Ignorer ce groupe serait ignorer ce que l'on est. Certains pourront lui reprocher sa sonorit trs marque 70, je trouve au contraire que la production est norme pour l'poque et demeure excellente. Mais bon, suis-je vraiment objectif ?
Je ne le pense pas.

Black sabbath en trois mots : culte, fondateur, sombre


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