REVEREND BIZARRE - Slave of Satan
2005 · Spikefarm

Détails

Derelictus
le 17 octobre 2016 (753 lectures)

   Traditional doom Rituel

L’album Crush the Insects, le mal aimé. Celui qui est détesté et limite honni par pas mal de monde, n’aura pas marqué les esprits, au, tout du moins, s’il en a marqué, c’est en faisant un consensus assez large contre lui, et je participe à ce mécontentement général concernant cet album, qui prend allègrement la poussière chez moi. Pour autant, il contenait quelques titres assez plaisants, dont ce Slave of Satan, mon préféré pour être tout à fait honnête, dont l’austérité et l’âpreté semblait renouer avec la monotonie de certains classiques d’In the Rectory. Sauf que ce titre s’était retrouvé tronqué de son introduction et de sa conclusion. Et ça change la donne de retrouver tout ceci en version longue, sept minutes supplémentaires au compteur, et que le groupe a sorti tel quel en tant que single dans son pays, atteignant même la deuxième place au classement, - ces finlandais ne feront rien comme tout le monde. Sauf que loin d’être un simple argument commercial et anecdotique- car après un EP de plus de soixante dix minutes, le trio proposait un single d’une vingtaine de minutes -, cette version a tout de même de quoi séduire le fan frustré, car l’on voit sans doute mieux où le groupe voulait en venir avec cette composition, qui prend bien plus de sens dans cette version. Il y a en effet un aspect ritualiste, que n’apparaissait pas du tout sur le titre dans sa version album, et qu’apportent justement et judicieusement ces deux parties supplémentaires, qui forment un tout bien cohérent. Ces ajouts rendent l’ensemble bien plus plaisant et bien plus prenant, que ce soit dans ce long speech et ces incantations en début de titre qui plantent bien le décorum et posent d’amblée l’atmosphère, que dans cette conclusion avec cette petite accélération qui tombe à point nommé. Le seul souci en fait, c’est que la production, la même que sur Crush the Insects, manque cruellement de puissance et ne rend pas du tout justice à ce titre. Mais avouez que le Reverend n’a jamais été aussi bon que dans ses longues complaintes où il faisait preuve d’un true-isme inébranlable et blindé à toute épreuve. Et c’est même dans ce type d’exercice que j’ai toujours trouvé le groupe assez intéressant et surtout honnête et on ne peut plus déterminé dans cette démarche d’user les mêmes riffs jusqu’à la moelle, de jouer sur la répétition comme peu on su le faire, ou en tout cas avec autant de dévotion. 

Slave of Satan en trois mots : satan, my, master


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