TEMPLE OF GNOSIS - De Secretis Naturae Alchymica
2016 · ATMF

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EyeLovya
le 29 août 2016 (821 lectures)

Le Rael serbe prend du gallon et s'offre ce qui ressemblerait à un bad aux trompettes de la mort si celles-ci étaient blindées de psilo. Ambiance post-indus pour légionnaires réformés du black metal – les psalmodies sanguines sonnent d'une telle dévotion au Malin, à en faire palir le plus féroce norvégien - pour un cérémonial cynique où l'on communie en buvant l'ayahuasca en guise de sang du Christ, puis où l'on y va de notre Eyes Wide Shut à nous, difforme, étouffant, imposant et totalement flippant.

Doom totalitaire, cousin désavoué du versant dark ambient de Void of Silence, De Secretis assoie son règne le temps de son écoute comme une lourde brume qui tombe et s'épanche, gluante, jusqu'au toit de ce donjon SM en pierres véritables ; les morceaux s'ordonnent à nous comme des souvenirs terrifiants et incomplets de la nuit passée, images floues de cagoules de cuir, drogues en intra-veineuses, corps moites entassés, draperies immenses, flaques rouge sombre et, exactement comme dans Mysterium Magnum, haut perché sur un balcon d'opéra, HMT, le gourou maître d'oeuvre impassible qui conduit la danse macabre plus bas, déforme l'esprit, hypnotise et contrôle, contemple satisfait le tourbillon sanglant de sexe malsain qu'il a créé.

Toujours plus loin dans la débauche et l'expérimentation de la psyché humaine, plus extrême et contre-nature, l'alchimie n'est que l'excuse pour justifier une telle aura de déviances médiévales. 

Les prophéties de HMT, croisement vicié de Nostradamus et William Blake, montrent un égotisme profond et nécessaire à l'entretien de son charisme de sur-homme tout-puissant, le plus omniscient des dieux, dans l'attente de la publication future de sa supposée autobiographie : le nouveau nouveau testament.

De Secretis Naturae Alchymica en trois mots : imprieux, sadique, impur


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