DAUTHA - Den Förste
2016 · [ autoproductions ]

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Derelictus
le 26 juin 2016 (856 lectures)

   Epic doom

Ola Blomkvist n’aura pas mis trop de temps à refaire parler de lui avec un nouveau projet, un peu sorti de nulle part il faut l’avouer. Evoquer Dautha sans faire un détour par Griftegård est sans doute vain, le split du second, constitue pour moi l’un des plus gros gâchis de ces dernières années. Toutefois, l’on retrouve ici un peu du génie qui faisait du quintet une excellente formation, notamment dans ces mélodies imparables, et dans ces refrains entêtants. Et, évidemment, quand les suédois décident de plomber l’ambiance, l’on retrouve bien ce savoir faire, mais l’on n’est nullement dans une prolongation de Griftegård chez Dautha. En effet, et c’est là la grande différence, la robe de bure et les lamentations, paumes tournées vers le Ciel, en invoquant la rédemption du Tout Puissant, ont laissé la place ici à la tenue complète du chevalier teutonique qui part guerroyer contre l’Impie afin de le ramener dans le giron de la Sainte Foi. La pénitence est toujours de mise, mais l’auto flagellation est remplacée par l’engagement dans une Croisade, dont peu importe l’issue, tant ce qui compte vraiment est de montrer son attachement au Dieu Unique et témoigner de sa Foi de cette manière.

 En cela, l’on retrouve ici une plus grande dynamique chez Dautha, qui, évidemment, renverra à un certain savoir faire d’appellation d’origine contrôlée suédoise. Ces riffs notes à notes qu’un certain Leif Edling nous a abreuvé depuis bientôt une trentaine d’années, on les retrouve aussi ici avec une éclatante efficacité. Et lorsque le groupe accélère la cadence, il ne fait pas les choses à moitié, et cela donne une totale emphase à l’ensemble. La manière dont sont construites les deux compositions est tellement bien faite et évidente, que ça en devient rapidement entêtant. L’on ajoutera, pour la forme, que les apports du violon, dans un registre plutôt folklorique, apportent, pour une fois, vraiment quelque chose d’intéressant, et renforce un peu cet aspect folk ou passéiste. La dureté des temps passés dans cet automne fait de superstitions et de ferveur, la peur du jugement dernier et de la mort qui peut rôder sous diverses formes et vous emporter à n’importe quel instant, l’on retrouve aussi tout cela dans Dautha et il apparaît assez évident que nous avons ici l’un des futurs grands noms de cette scène epic doom metal.

Den Förste en trois mots : teutonique, fidčle, râblé


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Avis des auteurs

Excellent
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