intheseblackdays
le 06 juin 2016 (1185 lectures)

  

La sphère Burning Witch, tout un programme... Maintenant que la "hype" Sunn et consorts de 2005 ayant entraîné dans ces colonnes des pages et des pages de débats houleux et hargneux sur quelques années est loin derrière nous, en s'y repenchant d'un peu plus près, difficile de nier que ce groupe a abrité en son sein une multitude d'instrumentistes ayant eux-mêmes généré un bon paquet d'entités vénérées ici-même. (je crois bien radoter quelque peu, vous me pardonnerez, j'ai perdu le fil)


Bref, Dahlquist nous avait prévenu il y a fort longtemps via la compilation falling down, il referait de la musique avec son compère Edgy même si cela prendrait quelques années de plus. Je crois d'ailleurs que, si mes souvenirs de DFFD sont encore bons, ce présent disque ou tout du moins la majorité des titres qui le compose a été enregistré à l'époque. Ceci expliquerait pourquoi je m'emmerde moins à son écoute qu'en imaginant me passer les Asva post-2008.


Cela dit ce n'est quand même pas la panacée. Ni une résurrection inattendue de Burning Witch. On a affaire avant tout à un disque d'ambiance et l'on sait que Dahlquist n'excelle pas dans ce domaine, vu la soupe pour ascenseur qu'il pond depuis presque une dizaine d'années. Quelques effets répétitifs et agaçant placés ici et là tentent d'instaurer un climat se voulant angoissant et sick as fuck mais qui m'évoque plus la plupart du temps la BO cheap d'un Resident Evil/Evil Within qu'autre chose.



Mais, parce qu'il y a du positif quand même, quand on entend se rencontrer à la fois la voix criarde d'Edgy, l'orgue vrombissant et la basse titanesque d'Asva premier du nom, on frémit, s'imaginant qu'on a peut-être vendu la peau de l'ours un peu trop vite concernant la résurrection d'une Burning Witch même si celle-ci serait devenu catatonique.


Enfin, ces moments (forts plaisant au demeurant) sont quand même trop peu nombreux pour crier au retour du génie de Dhalsquist et à la (re)naissance d'une entité doom sur laquelle compter dorénavant.


Ah oui, en passant, la pochette est une parfaite candidate au lookalike avec celle du split Coffind/Otesanek

10 Swords en trois mots : elle brle presque


gulo gulo
le 19 juin 2016 (984 lectures)

   Drone doom Rituel

Pas de doute : on visualise très bien, à l'écoute de 10 Swords, comment The Poisoned Glass découle de Burning Witch ; on visualise même mieux ce faisant comment Khanate aussi ; et comment les deux malgré des parti-pris en surface différents dans la façon d'occuper - violer, disséquer, oppresser, molester, infecter, scier, faisander : garnissez cet emplacement de tous les verbes attendus - le spectre sonore, finalement parviennent à une troublante symétrie de, ahem : l'expression "jumeaux séparés à la naissance" va être, elle, encore plus difficile à éviter, en fait de clichés. L'on trouvera même très aisément ce qu'on s'attendait - avec une joie anticipée ou pas - à trouver ici des morceaux les plus ambient et liquéfiés d'Asva.

Pourquoi, alors, pense-t-on surtout, de plus en plus fort au fil des écoutes perplexes et mal à l'aise, à une séance de lecture de quelque antique manuel de démonomancie par un Skinny Puppy - ou un Throbbing Gristle - incrédule et totalement dépassé par la portée de ses actes ? Il paraîtrait que The Poisoned Glass s'amusassent souvent de lire sur eux des articles qui leur attribuent à tort l'utilisation de synthétiseurs, dans la réalisation de... cette chose qu'ils font. Il y a bel et bien, quelle que soit la façon plus ou moins cartésienne dont vous choisissez de le nommer, quelque chose qui se passe dans 10 Swords, qui échappera totalement à vos sens limités - mais ne vous laissera certainement pas indemnes au niveau interne.

10 Swords en trois mots : infernal, fantastique, fuyant


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Avis des auteurs

Excellent
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