PENTAGRAM - Sub-Basement
2001 · Black Widow

Détails

Derelictus
le 26 mars 2016 (900 lectures)

   Traditional doom

L’on ne va pas se mentir et, pour une fois, aller directement à l’essentiel: cet album, c’est un peu, voire même beaucoup, du Pentagram en roue libre et empli de nombreuses fautes de goût. Il faut avouer que l’emballage n’est pas des plus aguicheurs, et l’on pourrait presque s’arrêter sur ce visuel pour rebrousser chemin. Et d’ailleurs, après mûre réflexion, ce Sub-Basement est à l’image de cette pochette : gauche, kitsch et surtout gênant. Sub-Basement est bien trop autoroutier, bien gras comme il faut, là dessus l’on n’est pas usurpé sur la marchandise, mais c’est sans saveur et bourré de compléments alimentaires et d’ersatz de viande, comme lorsque l’on se sustente d’un sandwich en triangle, ou d’une fricadelle dans d’autres contrées, sur les aires d’autoroutes, avec l’impression de s’être fait voler moult espèces pour pas grand chose. Sur l’instant, ça fait purement plaisir, ça nourrit son homme, mais ça ne donne pas du tout l’envie d’y retourner. Surtout, il manque ici le supplément d’âme qui avait pourtant fonctionné sur Review Your Choices, mais là, à part quelques titres qui font bonnes figures, comme le morceau éponyme, le reste n’est pas franchement transcendant. Hasselvander essaie de faire de son mieux, mais parfois, c’est bien aussi de savoir se restreindre et d’accepter que le moins est l’ami du bien. Et puis cette idée de faire des titres assez concis, n’excédant à peine les trois minutes, ne me convainc aucunement, laissant plus une impression de bâclage en règle de la chose, ainsi que cette impérieuse nécessité d’arriver difficilement aux trois quart d’heures de musique, parce que sinon le label ne va pas sortir cet album. J’ai un peu de mal à comprendre en quoi Bobby Liebling considère cet album comme étant l’un de ses disques préférés, alors qu’il a fait bien mieux auparavant. Il est assez aisé de tirer sur une cible aussi facile, mais pourtant, ce n’est pas faute d’avoir tenté d’être empathique avec cette réalisation: rien n’y fait, je m’ennuie sévèrement à son écoute.

Sub-Basement en trois mots : grossier, poussif, surann


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