[ SPLITS ] - Conan/Slomatics
2011 · [ inconnu ]

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intheseblackdays
le 03 mars 2016 (1558 lectures)

  

Je ne sais pas ce que vaut le Conan d'aujourd'hui, pas eu le temps ni l'envie d'y jeter une oreille ( fou qu'un groupe de doom/sludge/whatever, anglais de surcroît, s'octroie le patronyme du plus badass personnage de littérature fantastique et que je n'arrive qu'à le détester, déçu par ses choix artistiques pauvres et sans l'envergure grandiloquente que sa dénomination laissait attendre). Mais quoi qu'il en soit, en 2011, Conan pratiquait encore son gruau ultrasaturé visqueux et morne. Pas la moindre trace de riffs mémorables, de breaks jouissifs ou d'une vague mélodie. Juste un son épais vaguement agité de quelques variations et d'un cri vain poussif, monotone et monocorde. Pas besoin de s'éterniser, je l'ai déjà fait par deux fois.

Slomatics, ce n'est pas la même donne. Premier disque manufacturé par le groupe à tomber dans mes esgourdes, le nom m'avait été pourtant rabâché par des personnes dont les avis ne devraient jamais être remis en question; Oui Doomyan, c'est bien toi, apôtre belge du doom, à qui je fais allusion.
Entendus de loin, on pourrait aisément relier  la définition que je faisais plus haut de Conan à ces zygotos mais Slomatics joue son amplifier worship avec plus de conviction, de classe et surtout avec des vrais morceaux de riffs dedans. La voix est aussi peu mémorable et impressionnante que celle de leurs voisins mais ils ont l'intelligence de la noyer dans les filtres et la masse et l'utiliser avec parcimonie, les passages instrumentaux constituant la moelle épinière, les tendons, les muscles, la lymphe et que sais je encore des morceaux.  Des titres riffus aux interludes planante, un son épais qui grésille, et un arrière goût de reviens-y pas dégueulasse.


Bref facile de déclarer Slomatics vainqueur, limite par forfait tant la différence entre ces deux groupes jouant dans la même cour saute aux oreilles, Conan donnant l'impression  d'avoir simplement baissé les bras.


Ah oui l'artwork est signé Tony Roberts. La version maléfique d'Arik Roper, l'abus de champignons hallucinogènes en moins dans le processus de création.

Conan/Slomatics en trois mots : moiti trop cher


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