COUNT RAVEN - Messiah of Confusion
1996 · Hellhound

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Derelictus
le 02 mars 2016 (945 lectures)

   Traditional doom

Il n’y a rien de plus ressemblant à un album de Count Raven qu’un autre album de Count Raven, exception faite de la pochette, si l’on veut être quelque peu pointilleux. L’assertion est aisée, et enfonce même quelques portes ouvertes, mais c’est tout de même un constat que l’on peut apposer à ce quatrième album des suédois. Messiah of Confusion demeure dans la droite lignée de ses prédécesseurs, ça ne déborde quasiment pas de la ligne directrice prise dès le début. C’est aussi simple que cela.  Mais il faut dire que cela pose aussi le problème des limites d’un tel exercice, ce à quoi l’on pourra aisément objecter que la qualité étant présente sur quasiment l’intégralité de cet album, l’on pardonnera ainsi cette non prise de risques, et cette répétition, peu ou prou, des mêmes schèmes.

Il faut dire que la recette et les gimmicks ont tout de même de quoi séduire, d’autant que Fondelius et compagnie ont toujours cette capacité à proposer des titres efficaces et sont suffisamment malins pour apporter un peu de variété, et éviter une certaine forme de monolithisme, un comble lorsque l’on parle de tels zélotes du doom estampillé traditionnel, voire même d’appellation d’adoration contrôlée. C’est même dans cette forme de sacerdoce que le trio force l’admiration, ce respect que l’on doit un peu aux Anciens, avec toute la condescendance que cela peut aussi induire, et ce petit côté un peu gênant que laisse entendre ce côté volontiers kitsch de la chose. Et pourtant, cela fonctionne toujours autant sur cet album et cela reste tout de même une belle leçon de chose.

Evidemment, tout n’est pas parfait, et il y a sans doute deux ou trois titres, notamment en fin de parcours, que l’on aurait préféré ne pas avoir à subir, avant d’arriver sur le petite perle de cet album: The Viking Sea, c’est à dire le premier titre du groupe qui ne parle pas du monde actuel, mais des Ancêtres de nos suédois. Et l’on retrouve ici tout ce qui fait réellement le charme de Count Raven, avec une petite coloration épique volontiers appréciable. L’on notera d’ailleurs, pour l’anecdote, que le titre Shadow Box est dédié à un ancien président mangeur de pommes, condamné par nos hippies suédois pour avoir repris les essais nucléaires à l'époque. Messiah of Confusion n’est peut être pas l’album le plus flamboyant de leur discographie, et il rebutera toute personne hermétique à cette formation, mais pour autant ça reste suffisamment bien fait pour mériter bien plus que quelques écoutes distraites.

Messiah of Confusion en trois mots : passiste, exclusif, gnreux


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