HOODED MENACE - Effigies of Evil
2012 · Relapse Records

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gulo gulo
le 22 novembre 2015 (912 lectures)

   Doom death

Vous voyez bien cette jaquette ? Eh bien elle représente, le plus littéralement que dessiner de la guitare se peut, la binette d'un riff typique de Hooded Menace ; ou un lead, tout aussi bien ; et un morceau entier, même, allez.

Bon, je vous l'accorde, je n'aime jamais D'Andrea de toutes les manières, mais ça aurait marché très bien aussi avec celle de Labyrinth of Carrion Breeze (voire mieux, car pour être honnête l'illustration d'Effigies of Evil n'est pas sa pire et elle me fascine inlassablement : quel jaune, n'est-ce pas ?), ce qui démontre bien que ce que je perçois de Hooded Menace est une réalité objective qui s'impose - avec la force d'une sortie d'égout - à d'autres appareils sensitifs. J'aimerais savoir vous le décrire, n'en doutez pas, car posséder les mots qui là-dessus se mettent signifierait avoir les papilles vigoureuses qu'il faut pour savourer ce qui jute de ce death-là.

Parce que niveau hideur innommable, il y a le grade Aarni, Ghoulgotha ou Unholy, extra-fondant d'emblée et tel un arc-en-ciel en bouche ; il y a le grade Cathedral, pour l'ensemble de son œuvre, ou le grade Blessed Are the Sick et Heartwork, voyez-vous, robuste au palais et destiné plutôt aux palais robustes - et puis il y a le grade Hooded Menace. Dans le genre, je crois bien qu' Effigies of Evil est le sommet de leur art ; voire le grade soi-même, à titre auto-suffisant, tant à les réécouter et à côté de son baroque insensé, les disques précédents sont somme toute assez terrestres.

A partir de là, tout naturellement non moins qu'avec la sévérité d'un coup de rasoir, la sélection naturelle se fait entre ceux qui peuvent les entendre, et ceux que non. Vraiment : non. Mais Le Jour Viendra ; où j'aurai le filet de bave. Je le sais. Il approche, toujours plus près, dans le tambourinement du galop de mille chevreaux qui aussi bien pourrait m'atteindre sitôt que j'aurais fini de tapuscrire ces lignes, ou bien prendre d'insupportables éons. Ce genre de choses sont écrites dans les étoiles. Entre elles, plus précisément, là où le voile de la réalité est le plus ténu. Derrière existe une autre forme de beauté, et cette magnétique pochette est une serrure.

Effigies of Evil en trois mots : fleuri, cartilagineux, escherien


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