PENTAGRAM - Curious Volume
2015 · Peaceville

Détails

Derelictus
le 31 octobre 2015 (917 lectures)

   Traditional doom

Papy Bobby fait de la résistance. Enfin, il essaie tant bien que mal. Il a déjà fait en sorte de se réconcilier avec sa régulière préférée, à savoir Victor Griffin, ce qui n’était pas gagné après leur énième et cinglante scène de couple, il y a trois ans. Ça pourrait presque résumer ce nouvel album des légendaires Pentagram, mais la légende est une fois de plus écornée, et ce n’est pas comme si les vingt dernières années n’avaient pas suffisamment contribué à cela. Mais c’est assez triste de se dire qu’un tel groupe soit devenu une sorte de mauvaise copie de ce qu’il a été, et qu’il en arrive à faire un disque de plus en mode pilotage automatique, et sans réelles convictions. Histoire d’entrer dans le vif du sujet, pour la noirceur, l’on repassera, tant ça sonne beaucoup trop chaud, enjoué et doom rock du troisième âge, avec le pisse mémé en guise de digestif pour bien faire passer tout ça en regardant "Questions pour un champion". Toujours pour rester dans ce registre du mauvais goût, et outre cette pochette plus que douteuse, l’on touche le fond avec Misunderstood, voire même l'Agartha, qui est juste épouvantable avec ce côté rock’n roll qui ne leur va pas du tout.

Alors, effectivement, les gimmicks sont là, la cellule rythmique fait bien le boulot, la touche Pentagram et le son sont là, et Bobby fait ce qu’il peut pour ne pas perdre son dentier en chantant. Sauf que c’est carrément du Pentagram marque repère qui nous est proposé ici, et le choix d’une matière première au rabais nuit complètement à la qualité de l’ensemble. Et l’on s’ennuie sévèrement sur ces onze titres où l’on sent qu’il fallait bien, mais poussivement, le remplir pour arriver aux trois quarts d’heure de musique réglementaires. C’était déjà mal parti avec cette ouverture molle comme il n’y a pas et il y a à peine un ou deux soli de Victor Griffin qui viennent nous réveiller. Allez, on va être généreux, et arrêter de tirer sur l’ambulance à boulets rouges, le morceau titre est peut être le seul qui puisse être récupérable. Ça fait mal à dire, mais c’est comme si le quartet avait voulu entretenir son image de losers magnifiques au lieu de proposer quelque chose de probant. Et c’est un peu le constat que j’avais eu en les voyant l’été dernier: un Bobby qui en fait des caisses, mais qui sait pertinemment que ce sont ses tous premiers albums que tout le monde préfère. Le constat est pourtant là, ce Curious Volume, passé justement la curiosité d’un nouvel opus des américains, sent trop le renfermé d’une maison de retraite où l’on se sent assez gêné de voir des anciens décatir, ressasser sans cesse l’ancien temps et ne pas accepter de vieillir comme il le faudrait. 

Curious Volume en trois mots : pnible, gnant, dcrpit


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