DOOMSWORD - Resound the Horn
2002 · Dragonheart

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Derelictus
le 21 octobre 2015 (823 lectures)

   Epic doom

DoomSword, rien que le nom du groupe avait tout pour me plaire, dès le départ, sans écouter une seule note de musique, la pochette aidant grandement. Alors bien sûr, j’aurais pu être quelque peu échaudé par la provenance géographique de cette formation, l’Italie et ses soi-disant groupes de metal épiques, mais surtout grotesquement symphoniques et horripilants, et dont la décence m’interdit d’inonder ces augustes pages. Fort heureusement, il existe tout de même une modeste scène, très peu médiatisée il est vrai, qui sait réellement et fièrement rendre hommage aux grands anciens du heavy metal cimmérien, tels que Wotan et Holy Martyr, même si, avec ces derniers, l’on s’éloigne de notre ligne éditoriale.

Qui dit doom et épée, dit forcément epic doom metal, et là dessus l’on n’est pas du tout trompé sur la marchandise. Les influences du quintet sont assez évidentes, que ce soit du côté de Candlemass, sans le côté lyrique de la chose, de Solstice, de la période viking de Bathory, du Manowar d’Into Glory Ride et autres barbaries des années quatre vingt. Loin de faire du surplace par rapport à un premier opus un peu bancal, l’on notera que le quintet a corrigé le tir et se fait remarquer par un bon ralentissement du propos, qui marque clairement les esprits ici. Et c’est en cela qu'il fait réellement la différence, gagnant justement en terme d’intensité, sans se départir de cette efficacité qui était déjà sienne auparavant. D’ailleurs, c’est à partir de cet opus que les italiens appliqueront la règle du deuxième titre qui claque définitivement sur chacun de leurs albums, le refrain d’Onward Into Battle étant imparable. Les compositions sont à cet égard bien agencées, avec deux excellents guitaristes, et font bien la balance entre moments plombés et d’autres plus énergiques.

Evidemment, il n’y a pas une grande originalité dans tout ça, encore que certaines idées sont assez plaisantes, mais c’est tellement bien fait que l’on passera aisément outre ces quelques objections. Le chant du leader Deathmaster, qui prend ici les rênes, est fort approprié à la musique du groupe, avec ce côté engageant et robuste: toute virilité, torse bombé et poils hirsutes fièrement exhibés. Puissant est d’ailleurs ce qui caractérise le mieux cet album, sans doute mon préféré avec son successeur, encore qu’ici les thématiques sont bien plus versatiles, mais tournées sur une seule chose: les batailles et les figures de proue de l’héroïsme historique ou légendaire. Oubliez les hâches en plastique et les fausses cicatrices. Ici, il n’y a d'ailleurs pas de place aux pleurnicheries et autres apitoiements sur son sort, c’est l’épée à la main que le quintet charge ses ennemis en quête de gloire éternelle. 

Resound the Horn en trois mots : viril, belliqueux, rac


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Avis des auteurs

Excellent
Excellent