gulo gulo
le 27 juillet 2015 (1243 lectures)

   Psyché Ambient Rituel

Vous êtes chaque semaine plus nombreux à nous écrire pleins d'espoir, des lettres commençant généralement par "S'il te plaît, Slow End", pour nous demander conseil sur le choix du meilleur album pour découvrir tel ou tel nouveau groupe que vous avez dans le viseur, qu'il s'appelle Weedzard Gérard, Weedgun, Church of Scumfuck, Stoneweed, Bitch Witch, Witchfire, Stonewitchfinder, Lizardcult of the Wizard, Fuzzstone ou bien Witchwitch ; et nous ne sommes pas peu flattés de votre confiance. Il se trouve que dans le cas de Nibiru, je suis en mesure de vous répondre : pas par là.

Je ne dis pas cela (que) pour la blague : vous n'imaginez pas le temps que la chose a passé à attendre que je l'écoute en entier, et le nombre de fois que je l'ai lancée pour l'arrêter - en la reposant avec une attitude parfaitement respectueuse - au bout de dix lamentables minutes et de remettre l'entreprise au fameux "moment plus propice" - jusqu'à ce qu'enfin j'aie le soulagement de découvrir que ce groupe si prometteur avait pondu d'autres disques, où constater leur talent à moindre effort. L'effort et la musique...

A moins que vous soyez vous-même musicien de Nibiru, auquel cas je vous conseille vivement d'écouter le disque que vous avez enregistré là, il vous rappellera de bons souvenirs selon toute vraisemblance - mais autrement, difficile il sera, probablement, de "rentrer", selon l'expression consacrée, dedans et de se sentir concerné, musicalement ou métaboliquement, par ce qui était manifestement un jam rituel toxico-propulsé d'enfer, d'après le temps que vous l'avez fait s'éterniser - et pendant lequel on a mainte fois, en tant que pauvre auditeur pouces croisés, l'envie qui pointe de décréter le fatidique : "pétard éteint, change de main". Chacun, hormis les voyeurs, en conviendra sans qu'il soit nécessaire de ratiociner plus en profondeur.

Aujourd'hui, en revanche, et pour ma part, je suis au bord de me dire que, de par cette crudité extrême touchant à l'environnemental et à Cranioclast (et prouvant que le problème fondamental du dernier morceau de Caosgon était sa bien trop courte durée de vingt minutes), c'est le seul d'eux qui à la fin me sera réellement nécessaire.

Netrayoni en trois mots : documentaire, alcalode, asiatique


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